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COMMERCE EXTÉRIEUR AU JAPON

Importations. Exportations,

Le progrès est énorme, surtout depuis 1884, et en particulier dans les dernières années. Mais ce qui est plus intéressant encore que ce progrès lui-même, c'est l'étude de la composition du mouvement commercial et des causes qui ont particulièrement contribué à l'étendre.

Si l'on remonte à quinze ans en arrière, à 1883, on voit que sur 35 812 000 yen d'articles indigènes

LE JAPON

exportés du Japon, il y avait 27 139 000 yen de denrées agricoles (dont 18 millions et demi pour la soie grège et les cocons, plus de la moitié du total, 6 100000 pour le thé, 1 million pour le riz) ; 1 197000 yen de produits des forêts et de la chasse ; 2371 000 de produits de la pêche; 2 363 000 (dont 1357000 de charbon et 726 000 de cuivre) de matières minérales; enfin, 2 422 000 seulement d'articles manufacturés. Cette dernière catégorie ne comprenait guère que les produits des vieilles industries d'art du Japon : 544 000 yen de porcelaine et poteries; 543 000 de laques ; 261 000 de papier ; des éventails, des ombrelles, des bionzes, des objets en bambou pour une centaine de mille yen chacun ; de soieries même on n'envoyait au dehors que pour 90 000 yen. Cinq ans plus tard, en 1888, la situation changeait déjà : les exportations de marchandises indigènes avaient passé à 64 891 000 yen ; il y avait un grand développement sur tous les chapitres, mais il était particulièrement marqué sur les deux dernières catégories. Les produits de l'agriculture ne formaient plus, en valeur, que 68,6 0/0 au lieu de 76,4 0/0 des sorties, ceux des forêts et de la chasse 3 0/0 au lieu de 3,4; ceux des pêcheries 5,2 au lieu de 6,7 0/0; par contre, les minéraux avaient passé de 6,7 à 11,2 0/0; les objets manufacturés de 6,8 à 11,8 0/0. Le Japon exportait pour 3 millions et demi de yen de cuivre, pour plus de 3 millions de houille. D'autre part, les fabriques de soieries envoyaient déjà pour 1680000 yen d'étoffes au dehors; toutes les industries d'art se développaient, sauf la laque demeurée stationnaire ; enfin, on voyait apparaître sur les registres du commerce les produits de quelques industries essentiellement modernes, inconnues du vieux Japon et apportées d'Europe; les

plus importants étaient alors les allumettes, qui figuraient pour 740 000 yen.

Combien ces nouvelles branches ont pris d'importance aujourd'hui, un coup d'œil jeté sur les principaux articles exportés du Japon durant les trois dernières années le montrera.

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