Trib. de Lyon 2 août 1893, confirmé par arrêt de la
Cour de Lyon du 10 juillet 1894. Journal des Arrêts de Lyon, 1894, p. 249).
1861, découvrit l'erreur commise. Elle obtint la restitution des biens composant la succession de sa mère, et actionna en dommages-intérêts les administrateurs de l’hospice de Clermont-Ferrand. Par jugement du 27 mai 1863, le Tribunal de Clermont- Ferrand lui alloua 1.000 francs de dommages-intérèts : « Attendu que par sa négligence et son inobserva- « tion des règlements, l’administration de l’hospice « a causé à la demanderesse un préjudice dont elle « lui doit réparation ; que Marie Sauvadet ne justifie < quant à présent, que du préjudice résultant de ce « qu’elle aurait été privée des soins maternels, de la « vie de famille, d’une éducation professionnelle ou « d’un établissement, et aurait été contrainte de pas- « ser la plus grande partie de sa jeunesse dans la « domesticité et à l’hospice. » L'administration fit appel et fut déboutée par un arrêt de la Cour de Riom du 25 avril 1866, qui estima que les premiers juges avaient « équitablement apprécié la nature et « l’importance » du préjudice causé à Marie Sauvadet (1).
SECTION Il.— La famille.
Ce qui domine les rapports des membres d’une
famille, c’est la dignité de cette famille, la dignité