sue arrêts de Lyon, 1860, page
a eu lieu le délit, et que les médecins habitant cette commune ne se plaindraient pas (1).
Enfin, en matière théâtrale, nous retrouvons encore l’atteinte à la considération comme source d’un préjudice moral exigeant réparation. Par exemple
« le directeur qui ferait soutenir par la ciaque ses
autres acteurs pourrait être, selon les circonstances,
condamné à des dommages-intérèts envers l'artiste « qu'il aurait recommandé à l’entrepreneur de suc- « cès de ne pas applaudir (2). »
Un artiste expulsé violemment en présence du public par son directeur obtient des dommages-intérêts pour celte alteinte à sa considération professionnelle (3).
Enfin, un jugement du Fribunal de commerce de la Seine du 25 mars 1850 (4) a statué sur une espèce que les motifs des jugements exposeront de manière suffisante : « Attendu que Ronconi dûment prévenu « de l’impossibilité où se trouvait Morelli de chan- « ter ce jour-là n’en a pas moins fait ouvrir les por- « tes du théâtres et n’a prévenu le public de l’indis- « position de Morelli que trois quarts d’heure après
« l'heure ordinaire du lever du rideau. Qu'en agis-
1, Cour de Paris, 17 mars 1864. Bull. des arrêts de Paris, 1864, p. 650.