‹ La représentation des intérêts: dans les corps élusChapitre 14 sur 47 · DOISACCCDLOCS EN PRE 7 PONS MEIUSÉC ER TO · texte numérisé non relu

DOISACCCDLOCS EN PRE 7 PONS MEIUSÉC ER TO

«J'en conclus que le peuple est souvent mécontent du travail de son image, d'où je conclus subsidiairement que l'image n'est pas fidèle.» (Ernest Naville, Représentation proportionnelle, Journal de Genève, n° du 11 juillet 1898.)

XVIIL INTRODUCTION

réduit infiniment leurs attributions et leurs droits. Mais, si faibles qu'ils soient, leur faiblesse venant secourir la faiblesse des Chambres fait de celle-ci presque une force.

Qu'est-ce donc que ce Parlement débile, et, par suite, Imacuf ou hésitant ? IL lui manque les capacités spéciales qui font les longues pensées, greffent sur celles-ci des efforts durables en chassant l'ennui qui s'attache, par dépit, aux choses vaguement connues.

En réalité, le Parlement est l'élu d’un corps électoral où ces capacités étaient méconnues. Il porte le stigmate de son or1gine, et, lorsque l'heure est venue pour lui de se soumettre à nouveau au choix des citoyens, 1l n’a pas de plus gros souci que de dresser le bilan de ce qu'il a fait; ses adversaires, le bilan de ce qu'il n’a pas fait. C’est que là est le défaut de la cuirasse. Quatre ans d'existence, piètre défense, lorsqu'il ne dépend pas de soi-même de vivre, que la loi constitutionnelle a résolu que vous naîtriez tel jour et que vous disparaitriez tel autre! Du moins faudrait-il que cette existence ne soit pas remplie de trop d'agitations stériles, dissimulant une âme et une intelligence mortes sous des apparences de vie.

Quel est donc, en résumé, l’histoire de la démocratie au xix° siècle ? Elle a commencé par poser des principes très élevés, très hardis. Puis elle a tenté de les appliquer, avec l'amour d'une simplification qui semblait devoir instituer et maintenir à jamais l'égalité parfaite. Mais le simple, le trop simple a conduit à se contenter des apparences, d’une esquisse d'organisation politique. On a été du simple au superficiel.

Le correctif ne consisterait-il pas, aujourd'hui, à passer du simple au complexe ? M. Séverin de La Chapelle pense qu’ « après avoir, plus ou moins longtemps, suivi des idées simples, l'esprit humain doit, en s’élevant à des idées et à des

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