‹ La Représentation Proportionnelle à l'Étranger: Dans les Élections PolitiquesChapitre 21 sur 55 · Voyez rapport A. Groussier 1911, p. 129 et suivantes · texte numérisé non relu

Voyez rapport A. Groussier 1911, p. 129 et suivantes

Mais si, en Belgique, la proportionnelle a ses adversaires et ses détracteurs, elle a aussi d’enthousiastes partisans et cela dans tous les partis.

M. Van der Heuvel, catholique, ancien ministre d'État, s’extasie sur les merveilleuses conséquences de la réforme : force et discipline des partis, moralité politique. « Les partis vivants et conscients, dit-il, rangés face à face, aux disputes de personnes substituant le noble jeu des idées et pour de si dignes combats, en régime de liberté, le mode suprême de représentation, c’est la R. P. (4). »

Et combien d’autres encore en ont vanté les mérites, non sans reconnaître toutefois que la réforme doit être maniée avec délicatesse « comme une horloge qui a besoin d’être minutieusement réglée, car il faut distinguer dans la réforme : le principe excellent, la formule quitraduit ceprincipe, toujours difficile à déterminer et enfin l’application, c'est-à-dire l'usage qu’en fait les partis, toujours délicate ».

Mais tous ces avantages : force et discipline des partis ; suppression des abstentions par le vote obligatoire, condition même de laR. P., ne portent point autant dans l'esprit des parlementaires qui ne sont chers à leurs cœurs des résultats plus tangibles, nous voulons dire toute la reconnaissance que doivent à la réforme les partis qui, grâce à elle, se sont accrus en nombre et en force.

Écoutons à ce sujet M. G. Lorand, un des chefs du libéralisme avancé (2) :

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