‹ La Représentation Proportionnelle à l'Étranger: Dans les Élections PolitiquesChapitre 30 sur 55 · Coup d'œil d'ensemble · texte numérisé non relu

Coup d'œil d'ensemble

Comme en Belgique, de nombreux arguments ont été dirigés ici contre la R. P. et parmi les détracteurs les plus acharnés nous devons citer MM. Fazy, conseiller d'État,

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Seigneux, publiciste à /a Suisse et Combothecra, avocat. Leurs objectionsont été refutées avec vigueur par M. Frey, ancien député et rapporteur de la loi à Genève (1). A ce propos, signalons émanant de ce dernier une proposition relative au quotient. Pour éviter l’émiettement des partis et éloigner les petits groupes de la représentation nationale, il proposa d'exiger pour qu’une liste de candidats soit déposée à la chancellerie, qu’elle soit revêtue de 100 signatures au lieu de 25 {canton de Genève).

Quant aux autres réformes demandées, nous les rénumerons brièvement :

1° Autorisation de pouvoir donner deux suffrages au même candidat pour éviter l’embrigadement ;

2° Faire la R. P. par le commun diviseur qui donne d'emblée le nombre exact de sièges à pourvoir.

Malgré ces imperfections auxquelles on essaie ainsi de remédier,la réforme est bien accueillie presque partout. Et ce ne sont pas seulement les légistes ou les parlementaires qui la couvrent de leur approbation. La démocratie suisse,par la voie du referendum l’a nettement approuvée à plusieurs reprises. Depuis que la R.P. est établie en Suisse, pas une fois le peuple n'a demandé son abrogation là où elle existait, mais au contraire a demandé son extension à l'éclection des assemblées fédérales. Alors que ces mêmes assemblées fédérales n'avaient donné depuis 1880 jusqu’en 1900 des minorités dérisoires, en 1900, l’idée a recueilli

1. Voir laR. P. etle Quorum par A. Frey, 1900, Genève, Lib. Georg.

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