‹ La Représentation Proportionnelle: Soumise à l'expérience belgeChapitre 32 sur 47 · ET LES · texte numérisé non relu

ET LES

GRIBRS RORMULÉS CONTRE LA REPRÉSENTATION PROPORTIONNELLE

L'expérience belge arépondu victorieusement aux nombreuses objections qu’avaient soulevées les adversaires de la Représentation Proportionnelle avant l’application pratique de cette réforme. Aujourd’hui, en présence des divers scrutins qui se sont succédé en Belgique, il faudrait un parti pris bien évident pour ne pas reconnaître que la plupart de ces griefs n'avaient aucun fondement.

C’est ce que nous essaierons de démontrer dans cette deuxième partie, où ces différentes objections seront exposéés et réfutées.

Pour cela nous les diviserons en deux grandes catégories.

Dans la première, seront étudiées celles qui concernent le système de la Représentation Proportionnelle tel qu'il a été adopté par nos voisins : on y verra ce qu’il faut penser de la prétendue complexité du système électoral belge et de sa proportionnalité si souvent mise en doute.

De la deuxième catégorie feront partie non plus les objections formulées spécialement contre le système appliqué en Belgique, mais celles qui attaquent l’institution même; celles qui sont communes à tous les modes de Représentation Proportionnelle. Nous y verrons notamment comment les inconvénients signalés ne sont, pour ainsi dire, que la conséquence et la contre-partie des bienfaits attribués à cette institution. Il est bien certain, par exemple, que la Représentation Proportionnelle, en faisant du Parlement l’image exacte de la Nation, devait avoir pour corollaires l’amoindrissement de certains partis favorisés par le régime majoritaire au profit d’autres, qui n'avaient pas jusque-là obtenu leur part équitable de représentation : de là le prétendu émiettement des partis devant entrainer fatalement, aux dires des anti-proportionnalistes, l’impossibilité de gouverner.

Notons aussi, que le régime nouveau, en rendant les mandats plus stables, devait amener un élément conservateur qu'on a dénoncé en parlant d’'immutabilité des positions électorales et donnait aussi une

puissance plus grande aux Comités qu’on a alors accusés d’attenter à la liberté de l'électeur.

Ces divers points feront l’objet d'autant de chapitres où nous nous efforcerons de dégager, avec le plus d’impartialité possible, ce qu’il peut y avoir de vrai dans ces différents griefs, comme aussi ce qu'il s’y trouve de ridiculement exagéré.

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