PARTIE PRELIMINAIRE
Le suicide du point de vue général
$ 1. — Ée suicide devant le droit naturel
Il n’y a pour ainsi dire pas un jour de notre vie qui ne voie s’accomplir trois faits regrettables, malheureux, nuisibles à la société, mais d’un ordre si délicat que la société ne sait pas encore si elle doit les souffrir ou les punir. Ces faits sont le suicide, l’adultère et le duel » (1).
Le suicide a été diversement apprécié par la législation et les mœurs, selon les temps, peuples, les principes de philosophie prédominants et selon même sa cause déterminante. Cependant, la tendance la plus générale semble avoir toujours été de le considérer comme un acte immoral et dès lors de le flétrir. Mais les mœurs ne paraissent pas avoir fidélement obéi à cette impulsion des principaux philosophes tant anciens que modernes et peut-être encore aujourd’hui, l’opinion se montre-t-elle trop indulgente pour une action qui n’est, en définitive, qu'un acte de révolte contre la religion et la nature. Pourquoi, en effet, tolérer ce mal qui ronge la société et constitue une vraie misère de l'humanité? Pourquoi légiférer sur les stupéfiants, l’alcoo!,
(1) Ed. AgourT. Le Progrès, ch. XV: La répression.