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Pour toute la France, pour l’année 1930 par exemple, 1.396 suicides sont dus aux maladies cérébrales; mais, à côté, nous voyons: 2.219 pour souffrances physiques, 865 pour chagrins intimes, 625 à cause de misère, 291 pour embarras de fortune, 551 par suite d'amour contrarié ou jalousie, 106 par suite de débauches et d’inconduite, 138 par crainte de poursuites, 97 suicides d'auteurs de meurtres, 36 pour pertes de jeu, 34 par suite d’alcoolisme et enfin 1.396 dont les motifs sont inconnus (19). Nous n'in« sisterons donc pas plus devant ces constatations qui montrent qu’il y a une infinité de causes particulières, d'ordre moral surtout, qui poussent les individus à la mort. Les conclusions de ceux qui assimilent le suicidé au fou sont donc erronées et tout suicidé n’est pas un dégénéré et, par là, un irresponsable.
Mais avant de passer à l'étude de ces différentes causes volontaires du suicide, il est bon d'examiner trois fac-
(19) Compte général de l'Administration de la justice criminelle,
teurs particuliers qui, d’après certains, rendraient le suicide partiellement involontaire et inconscient, ce sont: l’hérédité, le climat et l’imitation.