ABSORPTION DU COLOSTRUM MATERNEL
Longtemps, on n’a attribué au colostrum qu’une action purgative nécessaire à l'évacuation du méconium et aussi du rôle nutritif important du fait de sa grande richesse en matières azotées et en sels minéraux. I] est bien certain que l'alimentation lactée n'étant que le prolongement de la nutrition placentaire, la richesse du colostrum lui permet de jouer à ce point de vue le rôle d’élément de transition en répondant directement aux besoins impérieux du jeune organisme : la corrélation entre la composition du lait et ces besoins étant d'autant plus étroite et d'autant plus nécessaire qu'on l’envisage plus près de la naissance.
Mais le colostrum possède de plus des propriétés immunisantes qui protègent efficacement le jeune contre les affections microbiennes hbanales, c’est un précieux vecteur des anticorps engendrés par l'organisme maternel dans sa lutte contre les infections des germes du milieu ambiant. Quand la mamelle entre en fonction, ces anticorps passent très rapidement dans le lait et leur action immunisante est encore favorisée par le fait que pendant les huit premiers jours, l'intestin du jeune possède la perméabilité nécessaire au passage de ces éléments immunisants. a
L'on comprendra donc facilement que le jeune doive, de toute nécessité absorber le colostrum, et même, de façon plus étroite, le colostrum secrété par la mamelle de sa propre mère, comme étant le plus propre à le défendre
contre les affections étroitement inhérentes à son milieu immédiat,