habitants en 1890. Il y en a
n'existe pas, et comme dans tous les Etats pour les comtés, on a souvent recours, pour connaître les sentiments des citoyens de la ville ou du comté, à un vote populaire au scrutin secret sur une question spéciale, surtout lorsqu'il s'agit d'un emprunt, ou d'un impôt supérieur aux sommes payées régulièrement. On étend ainsi aux subdivisions locales la méthode du « plébiscite » ou référendum, dont on a discuté dans un chapitre précédent l'application à la législation des Etats (1). Ce système semble fonctionner très bien, car en offrant un moyen exceptionnel de faire face à des cas exceptionnels, il permet de ne donner que des pouvoirs très limités aux fonctionnaires exécutifs du comté ou de la ville.
Le manque de place m'a forcé d'omettre dans cette esquisse bien des détails qui intéresseraient sans doute les Européens qni font une étude du gouvernement local. Je ne peux pas non plus essayer d'indiquer les rapports qu'il y a entre les divisions rurales, les villes et les comtés, et les villages incorporés et les cités qui se trouvent sur leur territoire, fout ce que je puis dire, c'est que les cités, même les plus petites, sont ordinairement distinctes des villes, c'est-à-dire que le gouvernement de la ville est remplacé par le gouvernement de la cité, tandis que toutes les cités font partie du comté, payent leur part des impôts du comté et prennent part aux élections du comté. Souvent, cependant, la Constitution de l'Etat renferme des clauses spéciales, quand il y a une ville assez grande pour jeter dans l'ombre ou pour absorber le comté, comme Chicago dans le comté de Cook, et Cincinnati dans le comté d'Hamilton. Quelquefois aussi, la cité devient à elle seule un comté. Il y a dans les différents Etats diverses formes de
(1) Eu Angleterre, l'Assemblée primaire sous sa forme d'Assemblée paroissiale {parish vestry) est en train de disparaître, et la méthode du plébiscite paraît devoir la remplacer, parce qu'elle est plus en rapport avec l'état démocratique du pays. — Voir supra, chap. xxxix.
villages et de petites municipalités. L'Oliio, par exemple, divise ses corporations municipales en : a) cités, qui peuvent être de première ou de deuxième classe, la première classe se composant de trois catégories, et la seconde de quatre catégories ; — b) villages, qui se subdivisent aussi en deux classes; la première de 3.000 à 5.000 habitants, la seconde de 200 à 3.000; — c) hameaux, localités incorporées de moins de 200 habitants (1). Les principes qui régissent ces organisations sont généralement les mêmes ; les détails sont infinis et ne peuvent être décrits sommairement ici. Je ne dirai pas autre chose de ces petites localités incorporées. Mais les grandes cités fournissent un vaste champ d'études très instructif, et j'y consacrerai trois chapitres.
(1) Ohio Voters'Manual, Appendice K. — L'Ohio renfermait, en 1888, Cités : 1 de 1'® classe, l""* catégorie ; 1 de 1^^ classe, 2® catégorie; 1 de 1" classe, 3* catégorie; 2 de 2* classe, 1'"*' catégorie; 1 de 2® classe, 2® catégorie; 9 de 2^ classe, 3* catégorie ; 23 de 2^ classe, 4« catégorie. — Villages : 34 de l""* classe, 393 de 2^ classe. — Hameaux : 32 sans compter 785 localités ou villes non incorporées.
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