TRAHSFORMATION DES INSTITUTIONS DE PENN
semblée récapitula les griefs de la population dans une pétition envoyée au Conseil privé, pour obtenir la révocar tion de la charte originaire et la faveur pour la province d*être soumise au gouvernement royal. On ne voit point qu'il ait été donné suite à cette démarche irréfléchie.
Quoique les sectes qui se partageaient la population de la Pennsylvanie fussent de principes austères, le soin des intérêts matériels paraît avoir absorbé, en grande partie au moins, Tattenlion des premiers habitants. A la mort de Penn il n'y avait encore que peu d'écoles et elles ne s'occupaient que de l'enseignement primaire. En 1749, on érigea à Philadelphie un établissement qualifié Académie ou école de charité dont les études ne dépassaient guère le niveau ordinaire. En 1755, une charte d'incorporation réunit à cette école un collège pour des études plus élevées. L'on a accusé les Quakers d'être hostiles au développement de l'instruction et l'on a rapporté à cette cause le peu d'expansion des lumières parmi eux pendant la période coloniale. Peut-être serait-il plus équitable d'en rechercher ailleurs les véritables motifs. D'abord, en créant des écoles dites de charité, on en éloignait tous ceux à qui il répugnait d'être confondus avec les pauvres ; puis, l'importance des sectes se faisant contrepoids, il en résultait des jalousies qui faisaient craindre qu'un enseignement commun n'occasionnât des troubles dans chaque groupe (!}. Mais ces considérations, si elles sont une atténuation pour la législature, ne peuvent absoudre les sectes qui avaient charge d'âmes et laissaient cependant dans l'ignorance les générations nouvelles. Malheureusement cet état se prolongea longtemps encore après la révolution américaine.
Quant aux comtés de la Delaware, l'Assemblée générale réunie à Newcastle, en 1717, se laissa persuader de présenter au roi une adresse tendant à réclamer le précédent gouvernement de Penn, contre lequel elle avait protesté
(i) Voir Tlie educational Institutions of the United States by Frederica Rowan, traduit du suédois par P.-A. Siuf.strom, p. 41 et suiv. LoQdon, 1853.
auparavant. Cette adresse maintenait la séparation entre les eomtés et la Pennsylvanie, mais elle admettait le principe d'un gouverneur unique en faveur de Penn. Cette demande leur fut accordée. Il ne parait pas que cette annexion ait amené des difficultés sérieuses entre les deux peuples.
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