INSTITUTIONS DE LA GÉORGIE
des, il construisit, en 1752, sur un terrain qu'il obtint de la libéralité du gouverneur, un grand bâtiment destiné à recueillir les enfants pauvres auxquels devaient être donnés tous les soins temporels et spirituels. Mais cette construction, toute en bois, ne pouvait avoir un long avenir; trente ans après, elle fut la proie des flammes et disparut presque entièrement sans que personne songeât à la rétablir (1). Et cependant il eût été digne de ce peuple de créer un monument durable destiné à perpétuer ce souvenir du sentiment généreux qui avait présidé à la fondation de la colonie.
Quant aux écoles publiques, il en existait quelques-unes clairsemées et peu prospères, par le motif, sans doute, que la colonie resta longtemps dans un état précaire, et qu'elle portait sa sollicitude surtout sur ses moyens d'existence (2).
En ce qui concerne le droit public et la législation civile, il semble que la colonie, absorbée par l'idée de faire une rapide fortune après un long état de langueur, ait négligé de mûrir ses institutions avant la révolution qui amena l'indépendance; car les historiens ne fournissent aucune trace d'actes importants dans l'ordre civil et politique, dont pourraient s'honorer les annales de la Géorgie. La common-law et la loi statutaire de l'Angleterre formèrent saules la base du droit dans cette province. Elle emprunta d'ailleurs à la Caroline du Sud, d'où elle tira son origine, ses autres règles d'administration (3).
I (1) Carroll, History, vol. I, p. 407. — (2) Staiistics of the State of ^eorgia by G. Whitb, p. 57. — - (3) Story, Commentaries, vol. I, § 145, W en note Stores, History of ColonieSy p. 419-136.