‹ La république américaine États-Unis; institutions de l'union, institutions d'état, régime municipal, système judiciaire, condition sociale des Indiens; avec une carte de la formation politique et territoriale des États-UnisChapitre 163 sur 226 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

GRAND ÉBRANLEMENT DES ESPRITS. — DEUXIÈME ENGAGEMENT A BUNKER HILL. — GRANDE DÉTRESSE. — TACHE LOURDE POUR WASHINGTON. — LOYALISTES HOSTILES A LA CONFÉDÉRATION. — UN BON NOMBRE s'eNFUIT EN EUROPE.

Avant d'entrer plus avant dans le cœur de la situation , il y a lieu d'esquisser le rôle du Congrès au regard descolonieset de déterminer, autant que possible, l'étendue de ses pouvoirs. Lors de la convocation du premier Congrès continental, les idées étaient encore bien indécises sur les conséquences da conflit engagé avec l'Angleterre. La mission confiée aux délégués des provinces était vague et indéterminée, et, si l'on tenait au redressement des griefs signalés dans la déclaration des droits, on ne leur recommandait pas moins de chercher à restaurer l'union et Tharmonie avec l'Angleterre, sur la base des principes constitutionnels. Là se bornait la mission du Congrès. Le pouvoir législatif lui manquait totalement. Mais, lorsque le deuxième Congrès continental s'assembla, la bataille de Lexington avait eu lieu. Toutes les colonies couraient aux armes. On était entré dans une période révolutionnaire. Le caractère de celte assemblée devait se ressentir de ce changement complet de condition politique. Aussi entra-t-elle immédiatement, en vertu d'un consentement tacite général, en possession de tous les pouvoirs, législatif, exécutif, même judiciaire, en partie au moins. Celte autorité, sans limites précises, pouvait paraître très redoutable; car elle entendait forcer à l'obéissance ceux en grand nombre qui répugnaient aux moyens révolutionnaires. Cependant elle était, à beaucoup d'égards, plulôt nominale qu'effective, en ce sens qu'aucun lien de droit n'existait entre le Congrès et les colonies

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