COMPAGNIES DE LONDRES ET DE PLYMOUTH
gée pour glaner sur toutes les colonies de la Nouvelle-Angleterre.
Relativement au très grand territoire laissé vide entre les ^ deux grandes divisions, il devint Tobjct de libéralités royales faites à des favoris du roi d'Angleterre. Tel fut le sort des terres où naquirent New- York et New-Jersey, Maryland, Pennsylvanie et Delaware.
A l'égard de l'immense territoire situé au sud au delà de la Virginie, il fut donné en partie à des grands seigneurs anglais qui y fondèrent les Élats de la Caroline du Nord et de la Caroline du Sud, à l'exception d'une parlie affectée plus tard à la Géorgie.
Toutes ces colonies, réduites à treize à l'époque du soulèvement pour l'indépendance, avaient alors une existence dislinctc Tune de l'autre ; mais elles s'unirent dans un même élan pour secouer le joug de l'Angleterre, résultat qu'elles obtinrent par d'énergiques efforts, et grâce surfout au concours puissant de la France.
Nous ferons plus loin l'historique de chacune de ces colonies; mais il est nécessaire de le faire précéder de quelques éclaircissements généraux qui feront mieux apprécier les obstacles divers que rencontrèrent les colons dès le début de leurs établissements et les conditions de préférence dont jouirent les colonies de la Nouvelle- Angleterre.
En ce qui concerne la forme et le mécanisme des treize colonies et leur valeur relative entre elles, aucune vue d'ensemble n'y préside. En réalité qu'il y eut entre ces établissements, dès l'origine, des inégalités de condition politique choquantes dues au bon plaisir du gouvernement d'Angleterre. Trois sortes d'organisation y prévalurent.