LE CONGRÈS CONTINENTAL ET L'ARMÉE
seul juge de ce qu'il avait à faire, dans rélat calamiteux de ses finances (I).
Ce raisonnement qui paraît rigoureusement exact était cependant tout à fait défectueux. D'une part, aucun engagement ne liait les officiers pour un temps limité; c'est ainsi qu'ils avaient donné leurs démissions entre les mains de Washington, et qu'ils ne consentirent à la retirer qu'en vue des avantages qui leur étaient promis. D'autre pnrt, on quoi la consolidation de la pension viagère pouvait-elle se trouver en contradiction avec le principe des instilutinnsi? Est-ce que les privations, les souffrances et les miiladies résultant d'une guerre prolongée ne rendent pas sonvt^nt rhomme de guerre impropre à tout travail lucratîi ? Ne serait-ce pas plutôt le prix très insuffisant du sang vr'rsé pour tous, insuffisant surtout pour faire face aux be:ioias de l'existence après la guerre? Nous reviendrons plu!^ loin sur cet important sujet; car la question était appelée a traverser de nouvelles phases^au préjudice de la considération du Congrès et au mépris des services rendus.
(\) CoRTis, voL I, p. 160 et suiv.