LARGES CONCESSIONS AUX HABITANTS
A Test de New-Flymouth se trouvait un important territoire confinant aux possessions réclamées par la France dans cette région de l'Amérique. Il était borné par le Merrimac et le Rennebec, et il s'allongeait à l'ouest jusqu'aux grands lacs et aux rivières du Canada. Ce territoire, appelé Laconie, appartenait à l'ancienne compagnie de Plymouth. connue depuis sous le nom de Cotmcil f&r Neto-EngloTid. La concession en fut faite en 1622, par ce Conseil, à Ferdinando Gorges et à John Mason, deux explorateurs bien connus. Ceux-ci en firent le partage entre eux. La partie échue à ce dernier était limitée par les rivières Piscataqua et Merrimac et par une ligne qui s'étendait sur un parcours de 60 milles dans l'intérieur. Elle servit de berceau au New-Hampshire. Quant à l'autre, revenant à Gorges, elle eut pour limites l'Océan, le Piscataqua, le Kennebec et une ligne tirée d'une rivière à l'autre, se prolongeant à une distance de 120 milles de leurs embouchures. On y fonda la province du Maine, comme on le verra plus loin (Ij.
Parlons d'abord du New-Hamsphire.
Deux petits établissements de pèche furent le début du New-Hampshire; mais, situés trop près de tribus indiennes redoutables et sous l'infleunce d'un climat insalubre, ils languirent longtemps. La colonie ne date, à proprement
(i) Palfrey, Tol. I, p. 525. Hildreth, vol. I, p. 200.