‹ La république américaine États-Unis; institutions de l'union, institutions d'état, régime municipal, système judiciaire, condition sociale des Indiens; avec une carte de la formation politique et territoriale des États-UnisChapitre 82 sur 226 · INTEBVENTION DE LA COURONNE AU MASSACHUSETTS · texte numérisé non relu

INTEBVENTION DE LA COURONNE AU MASSACHUSETTS

Le divorce étnit déterminé par trois causes principales : l'adultère, un contrat frauduleux et Tabandon du conjoint pendant trois années.

Lorsqu'un homme ou une femme mariée avait passé plus de deux années à Tétranger, loin de son conjoint, celui-ci ne pouvait continuer à résider seul dans la colonie, dans cet état de séparation, si ce n'est en vertu d'un consentement spécial de la Cour générale (1).

En ce qui concerne les parties de cette législation non rapportées ici, elles étaient calquées sur celle du Massachusetts, non seulement dans leur esprit, mais souvent dans les mêmes termes. On y observe, à travers la dureté extrême du mosaïsme, la conception d'un juste équilibre dans l'organisation politique et un sentiment vrai de pureté et d'honnêteté dans les choses d'ordre moral.

SECTION IV

Lutte entre le Massachusetts et la royauté. — Suffrage à la seule charge d'impôts. — Énumération des désordres de mœurs. — Lutte contre le commerce anglais. — Nouveau synode. — Adhésion à Taulorité du Parlement sur le commerce et la navigation.

Il nous reste à parler de la lutte engagée par leMassachusettsavecla royauté pour ressaisir, autant que possible. Tindépendance qu'il avait perdue. Il fut, de tous les membres de la Nouvelle-Angleterre, le seul qui opposât une résistance obstinée au souverain. Pendant une année, il feignit d'igqorer la révolution qui s'était opérée en Angleterre à l'avènement de Charles II. Bientôt cependant, obligé de sortir de cette situation effacée, presque hostile, il comprit qu'il devait, lui aussi, faire acte de soumission, mais avec des réserves qui lui semblaient dériver de sa charte. Toutefois, plus préoccupée du but que des moyens à employer pour l'atteindre, la Cour générale envoya au roi une adresse conçue dans un langage servile où on le qualifiait de « l'un

(1) Story, CommentarieSf § 93.

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