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des dieux parmi les hommes », style orienlal fort peu chrétien (i)! Cel abaissement n'eut pas Teffel qu'on s'en pra- j mettait. Des négociations s'entamèrent sur les demandesdu roi ; mais si le Massachusetls n'éprouvait pas trop d'éloignement à souscrire à quelques-unes d'elles, il repoussait les autres avec énergie. 11 fallait donc cherchera faciliter une entente. La Cour générale accorda des points qui, pour le pays, n'avaient qu'un intérêt secondaire. On rendit la justice au nom du roi, et, en 1664, cette Cour ordonna qu'à l'avenir, aucun habitant ne serait admis freeman, s'il n'était âgé de vingt-quatre ans, propriétaire-foncier imposé à 10 shillings au moins par an et par chaque nnembre d'une même famille, justifiant par un certificat du ministre de la town qu'il était de bonne vie et mœurs {not vicions in life\ quoique n'étant pas membre de l'Eglise. Cette concession n'était qu'apparente dès lors qu'on exigeait un certificat d'orthodoxie à délivrer par le ministre compétenl, et d'ailleurs peu de personnes, en dehors des membres de l'Église, étaient imposables pour une taxe aussi élevée que celle de 10 shillings par an (2). La royauté ne pouvait se contenter de ces satisfactions incomplètes.
A ces causes de vive anxiété pour l'avenir de la province vinrent s'ajouter de tristes pressentiments sur l'issue d'une guerre entreprise contre une puissante tribu indienne ajanl pour chef le roi Philip. Cette guerre, qui menaçait de prendre de grandes proportions, fit revivre, un instant, la confédération autrefoisconclue entre les colonies puritaines. La superstition^ qui continuait à travailler ces populations, les conduisait à trouver partout des présages de grandes calamités. Le moindre fait exceptionnel, vrai ou imaginaire, leur inspirait la terreur de l'avenir, et, si le résultat d'une entreprise ne répondait pas à leurs espérances, ils se considéraient volontiers comme coupables de relâchement de leursdevoirs religieux. Les premiers insuccèsde cetteguerre étaient un signe non équivoque de la vengeance céleste et
(1) HiLDRETH, vol. T, p. 453 etPALFREY, vol. Il, p. 448-449.
(2) HiLDRETH, vol. I, p. 462. Palfrey, vol. II, p. 587.
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INTERVENTION DE Lk COURONNE AU MASSACHUSETTS. 217
une punition de leurs fautes. Le sentiment public prit alors une forme officielle. Kn effet la Cour générale (1675), après en avoir conféré avec les eiders du Massachusetts, crut devoir exprimer d'une façon désapprobative les diverses causes auxquelles pouvaient être rapportés les malheurs du pays et elle édicta des peines pour redresser les mœurs. La nomenclature des griefs exposés par la Cour est un curieux indice des modifications qui s'étaienl opérées dans le caractère des habitants après quarante-cinq ans environ d'établissement. La Cour dénonce la négligence des membres de rÉglise dans les soins à donner à Téducation de leurs enfants, Torgueil, Thabitude prise par les hommes de porter des cheveux longs et bouclés, trop de goût pour la toilette, la profusion des rubans pour les femmes et la coutume par elles prise de se découvrir les bras et la poitrine, la tolérance envers les Quakers, la précipitation à quitter le temple avant la bénédiction, les jurements et les imprécations, Tivrognerie, le manque de respect aux parents, la paresse, les extorsions auxquelles se livraient les marchands, les promenades à cheval entre hommes et femmes non mariés, sous prétexte d'aller d'une town à une autre pour y écouter des lectures, « habitudes coupables tendant à la débauche » (1).
Ce tableau peut paraître chargé de couleurs un peu vives si l'on considère l'activité fébrile des habitants pour leurs affaires de commerce, le grand développement de cette colonie, les obstacles vaincus, les démêlés constants avec l'Angleterre, deux guerres avec les Indiens, enfin les rivalités de sectes, les schismes, tout ce qui en un mot tenait constamment la population en éveil et détournait des frivolités et des vices. Cependant l'augmentation du bienêtre d'une part, une plus large infusion d'éléments étrangers apportés par l'immigration d'autre part, conduisaient à l'amollissement des mœurs et à la déviation de la rigidité qui avaient fait la force des premiers pionniers. C'étai l
(t) HiLDRETH, vol. I, p. 483,
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surtout les tendances que la Cour générale voulait décourager (1).
La Nouvelle-Angleterre, le Massachusetts surtout, avait à lutter, non pas seulement contre le gouvernement de la métropole, mais encore contre les marchands anglais qui voyaient dans les Américains non plus des tributaires, mais des concurrents. Ces deux causes réunies tendaient fortement les rapports entre la Couronne et le Massachusetts. Les négociations pour le maintien de la charte, suspendues par la guerre du roi Philip, reprirent ensuite une vive animation. Le Massachusetts crut agir avec habileté en donnant son adhésion aux: actes du Parlement touchant le commerce et la navigation et en rétablissant dans la formule du serment le nom du roi, qui en était depuis longtemps supprimé. Mais à côté du nom de ce prince figurait celui du Massachusetts, ce qui impliquait une sorte de cumul de deux souverainetés dont Tune était antipathique à Tautre. L'Angleterre n'attachait qu'une importance secondaire à ce fait, qui ne trauchait point les difficultés et n'était qu'un palliatif.
On ne reconnaissait la souveraineté du roi que dans un sens restrictif; les actes de commerce et de navigation continuaient à être éludés, sur le motif que la colonie, n'étant point représentée au Parlement, se considérait comme affranchie de l'exécution de ses ordres. Puis, le Massachusetts ne rapportait point celles de ses lois qui étaient en opposition avec la législation d'Angleterre. 11 percevait des droits à l'importation sur les marchandises anglaises. La monnaie qu'il frappait ne portait point l'effigie du roi. La colonie donnait asile aux régicides. Dans ses actes elle employait toujours la qualification pour elle de Commonwealth (État ou gouvernement) (2). Enfin elle refusait absolument de pratiquer la tolérance, surtout à l'égard des Quakers envers lesquels des rigueurs excessives étaient toujours exe^
(0 Neal, History of New-England, voL II, p. 409. — Faieniator^h'j CoTTON Matheb, p. 82, 85 et Palfrey, vol. III, p. 332, note. (2) HiLDRBTH, vol. I, p. 497.
LE NEW-flAMPSOlRE PROVINCE ROYALE. 219
cées. Les Puritains se retranchaient étroitement dans leur charte ; en l'interprétant dans un sens judaïque, ils en voulaient faire sortir les conséquences les plus éloignées du but de leur fondation . Très chagrins de la tournure que prenaient Içs négociations et très obstinés en même temps, ils imaginèrent de convoquer un synode, à peu près comme faisaient autrefois les païens lorsqu'ils consultaient les oracles (1679). Le but qu'on se proposait était de rechercher quelles causes graves avaient pu provoquer la colère céleste contre le Massachusetts.
Cette assemblée, en réponse, dénonça une longue liste de péchés à la charge des habitants. C'est en résumé la reproduction amplifiée de celle faite par la Cour générale en 1675 et rapportée plus haut. Mais lorsque le synode eut à s'expliquer sur le remède à apporter à cet état de choses, il se borna à conseiller des réformes dans les habitudes de la vie, un retour sincère à la piété et à l'austérité de mœurs des fondateurs du pays (1). Et comme si la persécution contre les Quakers pouvait être agréable à Dieu, elle fut reprise, au mépris des ordres du souverain.
SECTION V
Le New-Hampshire attribué au roi judiciairement. — Protestation des habitants. — Rébellion. — Pendant les règnes d'Anne et de George P"", réduction du droit de voter. — Continuation de la haine contre le Catholicisme.
Déjà antérieurement et pendant la guerre dite du roi Philip, la colonie était inquiétée dans sa possession du territoire de New-Hampshire. On se rappelle que le Massachusetts s'en était emparé sans titre régulier, en l'absence des héritiers de Mason, qui prétendaient y avoir droit en vertu d'une patente octroyée à leur auteur par la Compagnie dcPlymouth. La demande de ceux-ci tarda à se produire à cause des tristes événements d'Angleterre. L'insistance de-
U) HiLDRKTH, vol. I, p. 498 etPALFRBY, vol. 111, p. 330 et suiv., note.
220 LES COLONIES ANGLAISES D'aMÉRIQUK.
vint grande en 1676. Ce conflit amena alors une longue controverse dans laquelle le Massachusetts se sentait appuyé par Taffection des populations qu*il s*clait annexées. L\iffaire était pendante devant le Conseil privé du roi, qui eut à apprécier les faits et les raisons de droit invoqués de pari et d'autre. Mais, au grand désappointement des deux par ties en cause, le Conseil, de Tavis de deux Chief-Justices, décida que le New-Hampshire ne pouvait appartenir ni à Mason, qui n'avait jamais obtenu de charte royale, ni an Massachusetts, dont les limites territoriales ne s'étendaient point jusque-là (1677). Les juges déclarèrent en même temps qu'ils n'étaient pas en mesure pour statuer sur le droit à la propriété du sol de ce territoire (1). Les habitants des quatre towns, qui seules formaient la partie habitée du New-Hampshire, pétitionnèrent pour obtenir la faveur de rester sous le gouvernement du Massachusetts; mais leur requête fut rejetée et ce territoire érigé en province royale. Le gouvernement fut composé d'un président qui eut pouvoir de se donner un vice-président, puis d'un Conseil consistant en six personnes à la nomination du roi et en trois autres à élire parcelles-ci. Le gouverneur et le Conseil remplissaient les fonctions de cour de justice. Ses décisions étaient sujettes à appel au roi en conseil pour tous litiges dont l'objet dépassait 50 livres sterling. Leur pouvoir s'étendait jusqu'à nommer eux-mêmes les officiers de la milice et à créer des taxes avec l'agrément d'une assemblée représentative. Cette assemblée était formée des députés des towns, mais tenait son existence du bon plaisir du souverain ; il fut expliqué qu'elle ne serait conservée que jusqu'à ce que le roi en jugeât autrement (2). La liberté de conscience fut maintenue et l'on ordonna qu'un sceau portant le portrait du souverain, déposé au siège du gouvernement, serait appliqué sur tous les actes publics.
Cette condition asservie appela une protestation implicite de la part des colons et le premier acte de la pre-
(i) Palprby, vol. III, p. 307.
(2) Le même, vol. III, p. 403,
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mière assemblée fut de rendre grâce au Massachusetts pour le gouvernement paternel qu'il avait exercé sur les habi- • tants de la province. Puis elle fit un code qu'elle composa en grande partie de dispositions empruntées à la législation de la colonie voisine. Le préambule contenait une protestation énergique du droit de TAssemblée à participer au vote des lois, quel qu'en fût Tobjet. Il y est déclaré, en effet, qu'aucun acte, aucun impôt, aucune ordonnance, ne seront obligatoires pour le peuple, qu'autant qu'ils auront la sanction de l'Assemblée, du Président et du Conseil (i). D'un trait de plume, on déniait au roi le droit qu'il s'était arrogé de rendre facultative suivant son bon plaisir la représentation des towns. L'Assemblée institua ensuite des cours de justice d'un ordre inférieur; elle organisa la milice, etc. La sanction royale était nécessaire pour valider ces résolutions; elle fut refusée sur le motif que « ces actes étaient fanatiques et absurdes » (2). Tel fut le début de ce gouvernement, qui formait un si grand contraste avec celui des autres provinces de la Nouvelle-Angleterre. Ce petit peuple s'était élevé en pleine liberté, laborieusement, en l'absence de tout gouvernement; il ne s'était même annexé au Massachusetts qu'à cause de la protection qu'il en espérait et sur certains arrangements débattus. H était mal préparé pour subir la dure condition qui lui était infligée. Une circonstance particulière contribua à accroître le mécontentement des habitants. Les premiers possesseurs du sol s'y étaient établis sans droit, sans titre, et lorsque le Massachusetts, en l'absence de Mason, eut usurpé l'autorité souveraine sur cette province, il chercha à gagner la confiance des habitants en validant la prise de possession par chacun d'eux des terres dont il jouissait antérieurement. La sentence rendue parle Conseil privé, qui débouta le Massachusetts de ses prétentions sur le New-Hampshire, annula par le fait tous ces actes, comme autant d'usurpations. D'un autre côté, la même décision portait que Mason
(i) Bblknap, History of New-Hamykire^ vol. I, p. 453.
(2) HiLDRBTH, vol. I, p. 50i i
n'avait jamais eu de charte de gouvernement, sans toutefois s'expliquer sur le droit de propriété au sol de la province. L'héritier de Mason venait aujourd'hui le réclamer en vertu de la patente que son auteur tenait de la Compagnie de New-Plymouth ou Council for New-England. Lorsque Cranfield fut nommé deuxième gouverneur du New- Hampshire, bien loin de contester cette prétention, il y donna au contraire son appui non désintéressé. Le premier acte de Mason jeune fut de réclamer des habitants une rente foncière représentative, suivant les idées du temps, du prix des terres qu'ils avaient occupées jusque-là indûment. Cette demande fut rejetée avec dédain. Les cours de justice eurent donc à statuer sur ce conflit d'une grande gravité, puisqu'il mettait en question le droit de propriété de tous les possesseurs. Cependant ceux-ci furent condamnés à payer, sous peine d'expulsion; mais, lorsque les shérifTs et les hommes de leur suite se présentèrent pour exécuter la sentence, ils furent assaillis par la multitude furieuse, qui se porta sur eux à des actes de brutalité et de violence inqualifiables. Les femmes mêmes prirent part à celte rébellion et ne furent pas les moins acharnées dans la défense de leurs foyers. Elles allèrent jusqu a jeter de Teau bouillante à la. face des officiers de justice (1). Le gouverneur n'avait aucune troupe à sa disposition, le cours de la justice fut interrompu, force resta à l'émeute!
D'un autre côté, le gouverneur prétendit exercer sur les ministres du culte une pression injustifiable, tendant aies contraindre à exercer certains actes de leur ministère contre leur conviction. Il fit jeter en prison l'un d'eux qui repoussait l'envahissement du for intérieur. Cet abus Je pouvoir dura peu; des plaintes s'élevèrent, et, sans attendre la suite qui pouvait y être donnée, le gouverneur Cranfield partit pour les Indes occidentales sans esprit de retour. Barefoote, son successeur, qui était un des anciens habitants du pays, ne put davantage se concilier cette popula-
[{) HiLDRBTH, vol. 1, p. 505.
LE NEW-HAMPSaiRE PROVINCE ROYALE. 223
tîon d'une nature indisciplinée. Ayant à rendre compte de son administration, il proféra des plaintes contre les prédicateurs qu'il traitait de factieux; il dénonçait un parti iiostile entretenant des troubles à l'instigation du Massachusetts, qui aurait voulu ressaisir cette province.
Pendant plusieurs années, le New-Hampshire eut ie même gouverneur que le Massachusetts et subit le même sort. Mais h la chute de Jacques II, les colonies de la Nouvelle- Angleterre se souvinrent qu'elles avaient été libres et elles s'empressèrent, à Tenvi, de ressaisir leur indépendance. Ce temps heureux dura peu. Lorsque le Massachusetts, comme on le verra plus loin, sollicita et obtint de la couronne la réunion à son territoire et à son gouvernement des colonies de New-Plymouthetdu Maine, le New-Hampshire, qui redoutait le régime arbitraire des gouverneurs royaux, réclama la même condition que ces deux provinces ; elle lui fut refusée, à raison de l'opposition formée par un nommé Allen, qui avait acquis tous les droits sur le territoire de Mason, premier propriétaire du sol de la colonie, circonstance qui empêchait le roi de disposer de ses droits de propriétaire. Non seulement Allen eut gain de cause ; mais encore il réussit à se faire nommer gouverneur du New-Hampshire. La couronne était mal conseillée ; car la réunion dans la même personne de deux intérêts contraires ne pouvait qu'engendrer de graves abus. Fort de sa situation, Allen continua les poursuites précédemment exercées par Mason contrôles détenteurs qui ne pouvaientjustifier du payement de leurs terres ; il en exerça de nouvelles. De là une suite non interrompue de procès, de luttes et de résistances qui entretinrent la fermentation dans ce pays. Allen vint à mourir, ne laissant que des enfants mineurs. L'essor de la colonie était menacé d'un temps d arrêt assez long peut-être ; car toute aliénation nouvelle du territoire non occupé était paralysée par le fait de la minorité de ces enfants. Mais son successeur alors en fonction, Wintsworth, prit la résolution hardie de faire des cessions de terres au nom du roi, sans avoir égard aux véritables propriétaires.
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224 L^S COLONIES ANGLAISES D'AMÉHIQUE.
On fit appel aux immigrants, qui n'hésitèrent point à acheter sous la garantie royale ; ce fut le point de départ d*un développement notable de la colonie.
Disons ici, pour ne point scinder le peu qui reste à dire du New-Hampshire, quoique par anticipation sur les faits concernant le Massachusetts, que celte province traversa heureusement les règnes de la reine Anne et de Georges I" et que la mort de ce prince entraînant la dissolution de la Cour générale, il y eut lieu de procéder à rélection d'une nouvelle assemblée législative. Celle-ci, réunie en 1727, modifia en partie le droit public du New-Hampshire. Elle statua en effet : 1^* que désormais la durée d'une législature n'excéderait pas trois années, 2" que le droit de suffrage pour Téleclion des membres des assemblées n'appartiendrait plus qu'aux individus, résidents ou non, justifiant de la possession, à titre de propriétaire, dans ré tendue du district électoral, d'un immeuble libre, de la valeur de 50 livres sterling. On n'était plus éligible qu'à la condition de posséder, au même titre, un immeuble d'une valeur six fois plus élevée que celle exigée de l'électeur. Le Conseil composé de douze assistants restait soumis à la nomination du roi. 11 fut investi, outre son rôle législatif, des pouvoirs de cour de justice d'un ordre supérieur avec compétence de cour d'appel. Depuis cette modification au droit public, qui paraît avoir été acceptée par le souverain, rien ne fut substantiellement changé à l'organisation du gouvernement de la province (1).
Quant aux institutions civiles et criminelles, elles n'étaient autres, en réalité, que celles adoptées par le Massachusetts. Elles servaient de type à tout le groupe des colonies de la Nouvelle-Angleterre, mais plus particulièrement encore au New-Hampshire. Nous ajouterons que cette province est la seule qui ait conservé, avec une persévérance indomptable, une haine inexplicable contre les catholiques; car, presque à la, fin du xix® siècle, cet État maintenait
(i) BSLCNAP, p. 221 et HlLDRBTH, vol. Il, p. 354«
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