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Fourier n’a jamais eu connaissance des Sociétés de consommation ; elles n'apparaissent nulle part dans ses écrits. Quant à Robert Owen, quoique quelques-uns de ses disciples aient participé à la fondation en Angle-
terre des premières Coopératives de consommation et | que ce soit un Oweniste, Howarth, qui ait songé à la + répartition au prorata des achats, critère d’une Société *È de consommation, il est passé à côté, à peu près ee sans les apercevoir et, en lout cas, sans les recom- L. mander. =.
Certes, le phalanstère de Fourier peut apparaître à première vue comme une Société coopérative, mais il 4 n’y a là qu'une simple apparence. Aucune des règles | qui constituent l'essence même, aujourd'hui, des innom- + brables Sociétés de consommation ne s y retrouve, pas *
Fe la ristourne que l'égalité des sociétaires, pas plus idée de la vente au prix juste que l’idée des réserves indivisioles. | |
Le communisme de Robert Owen n'est pas davantage imprégné de la doctrine de la coopération moderne ni dans sa banque d'échange ni dans ses colonies de communistes. Il préconise bien dans sa banque d'échange le principe de la répartition à chacun selon ses besoins, mais en fait 1l a essayé de réaliser, par ses = échanges et son système de troc, .une Société reposant à sur le travail et le travail seul. Quant à ses colonies — communistes, elles s'appuient avec l'échange des ser- . vices plus ou moins équivalents sur une harmonie famiie liale beaucoup plus que dans une règle inspirée de principes économiques.