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notre compte d’un bénétice et d’un change désavantageux pour nous.
En matière vinicole, nous avons souvént manqué de vin. [| ÿ en avait en Espagne ou dans nos colonies, en Algérie par exemple, maïs les quelques milliers de viticulteurs des quatre départements du Midi ont empêché, Contrairement aux intérêts de millions de consomma teurs, Pimportation du vin des colonies françaises. Le vin n’était pourtant même pas en abondance, maïs il fallait, par un monopole, assurer un surcroît de bénéfices et les viticulteurs y sont arrivés à leur avantage.
Parlerons-nous du scandale qui depuis des années empêchait, sous des prétextes inexistants et par des mesures prohibitives, l'importation en France de la viande frigorifiée. La ne frigorifiée aurait permis une plus forte alimentation carnée de la population et
à bien meilleur compte, mais sous prétexte de ménager es intérêts des producteurs et, en fail plus souvent ce-
lui des intermédiaires, on empêchait ce nouveau commerce de s’accomplir. Il a fallu la guerre pour y mettre
fin et nous ne sommes pas en France cependant sûrs
que demain on ne pratiquera pas de nouveau cette po- Htique.
Enfin, la subordination de l'intérêt du consommateur éclate encore quand ce consommateur est contribuable ; c'est à des impôts de consommation que l’on songe toujours et aujourd'hui plus que jamais pour combler le déficit. La richesse acquise n’est toujours touchée qu'en deuxième lieu et quand on ne peut plus faire autrement. |
Certes, on peut prétendre que chacun est à la fois consommateur et producteur. Cela est vrai d'apparence
Mais c'est avec une mentalité différente que, comme
Maître Jacques chacun envisage les questions économiques. Comme producteur, c’est contre l'ensemble de la population que chacun se dresse pour essayer de tirer au profit de sa catégorie sociale le maximum d'avantages; comme consommateur, c’est au nom et pour le bas prix des objets que l’on parle et on envi-
sage par conséquent les problèmes de -tout autre facon.
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