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il fallut que pâle, défait, chancelant, tenant par. la main la reine toute en larmes, il vint faire acte de repentir et d’expiation. Après quoi, le cortège s'ébranla, les cercueils s’éloignèrent, et Frécéric Guillaume, aussi blême que les cadavres qu’on venait de présenter à sa vue, remporta dans ses bras défaillants la reine évanouie.”
Je ne connais pas de scène plus poignante que ce défilé macabre sous le balcon et les. yeux d’un roi. livide, d’une souveraine éperdue, Je ne connais pas de vengeance plus publiquement cruelle que cette revue de citoyens martys défilant en bière devant l’ancien oppresseur.
Et après cet outrage, , Frédéric dut parcourir la
ville de Berlin et annoncer lui-même au peuple une ; constitution démocratique your la Prusse.
L’Angleterre, elle-même, fut emportée dans le. courant ; on préserfa aux Communes des requêtes portant plus de deux millions de signatures et insistant sur l'adoption de réformes. immédiates, 35,000 hommes marchèrent sur la chambre, et des barricades s’élevèrent dans les. rues de Londres.
On voit donc en 1848, la France secouant ses fers et donnant une lecon aux autres nations opprimées qui, dans un mouvement spontané et général, s’attaquent aux nouvoirs absolus ou despotiques.
Mais, oublions cette digression, et entruns dans la mère-patrie pour assister aux élections générales
nt par.la
e acte de :
cortège Frécéric res qu'on dans ses
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d’un roi.
e connais uelle que en bière
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euple une ;
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requêtes >s et insis- 28, 49,000 des barri- ,
ouant ses ons opprib général), tiques.
‘uns dans rénérales
qui sont fixées au 28 avrii et qui doivent nommer
l'assemblée et les chefs quiremplaceront le souver-
nement provisoire.
À Paris, il y eut plus de 2,000 candidats sur les rangs, et le nombre des électeurs fut de 800,000. . Lamartine.obtint 259,800 voix ; Dupont, Arago, Garnier-Pagés, Crémieux, Marie, Béranger, Lamennais et autres furent élus. Ledru-Roilin et Louis Blanc furent battus. ‘Lacordaire, le grand prédicateur, Berryer, Lamoricière firent partie de la nouvelle chambre,
Lamartine était tellement ri dans toute la France, qu'il recueillit 1,600,000 suffrages, mais il eut le patriotisme de ne pas songer à la dictature pour donner son cœur et son âme à la cause républicaine.
« En province, dit l’auteur de l Histoire d’un Siècle, les élections s'’opèrent partout avec le même calme et le même enthousiasme qu’à Paris. Pour permettre à leurs fidèles d'assister à Cette démonstra. tion que l’on. considérait-comme une Pâque civique, les curés et les desservants avancèrent l'heure de la messe, se mirent dans certaines localités à la tête du cortège d’électeurs, de femmes et d'enfants qui se. rendaient au chef-lieu de canton, ht de tambours et de drapeaux.”
C’est touchant de voir avec quelle bonhomie, avec quelle sincérité la France a usé’pour la première
fois du suffrage universel que même ici aujourd’hui, nous n’avons pas encore aussi complet que l'avaient les Français en 1848.
La deuxième République engendrée par un esprit d'ordre et de relèvement, et dans une période de paix, donnait au peuple des principes que ne lui avait pas fait reconnaître la première République et, hommes, femmes, enfants ec prêtres s’unissaient avec raison dans une pensée de réjouissance Commune.
Le 4 mai 1848, les représentants du peuple s’assemblèrent pour délibérer et le coup d’œil que présenta la chambre était assez nouveau. Les députés ne portaient plus le costume officiel ordonné par le gouvernement provisoire. Trois évêques en robe violette, une vingtaine de prêtres en soutane noire, le puissant et é;oquent Lacordaire en froc blanc, et Lamennais, le penseur ardent, tout de noir vêtu, étaient surtout remarqués dans les tribunes.
Monsieur de Puyraveau, qu’on appelait le vétéran de la démocratie, préside cette première réunion de la chambre, issue du suffrage universel.
Dupont, le vieux patriote, prend la parole et: s'écrie : |
« Citoyens représentants du peuple, le gouvernement. provisoire vient s’incliner devant la nation et rendre un hommage éclatant au pouvoir suprême. dont vous êtes investis.
ourd’hui, l'avaient
un esprit ériode de e ne lui spublique inissaient nce com-
ple s’asque prés députés né par le en robe ne noire, blanc, et oir vêtu, > vétéran
sunion de
arole et.
ouvernea nation suprême,
« Dépositaires de la souveraineté nationale, vous allez fonder nos institutions nouvelles sur les larges bases de la démocratie, et donner à la France la seule constitution qui puisse lui convenir, une constitution républicaine. (Tous les députés se lèvent et échappent de vives acclamations én l'honneur de la République).
« Enfin, continue Dupont, le moment est arrivé pour le gouvernement provisoire de déposer entre vos mains le pouvoir illimité dont la révolution l'avait investi. Vous savez si, pour nous, cette
dictature a été autre chose qu’une puissance morale au milieu de circonstances difficiles que nous avons
traversées. |
« Fidèles à notre origine et à nos conventions per: sonnelles, nous n'avons pas hésité à proclamer la République naissante de février. Aujourd’hui, nous inaugurons les travaux de l’assemblée nationale à ce cri qui doit toujours la rallier : VIVE LA RÉPUBLIQUE.”
Ces trois premiers chapitres ont dit succinctement l’histoire de l'établissement de la deuxième République et du gouvernement provisoire.
Vous allez peut-être croire que maintenant, après avoir fait 1789, après avoir conquis la charte des
À 7 2 ARRUEON VE a ar Te a me RE PER CES
94 ‘LA RÉPUBLIQUE DE 1848 libertés humaines, après avoir connu ; lès gloires dispendieuses ét les aventures ‘ensanglantées de
l'époque napoléonnienne, les faiblesses et la faillite L :
dé la Restauration, vous allez peut-être croire que le peuple français se sent heureux et à l'aise en régime démocratique èt qu'une ère de paix et de bonheur s'ouvre pour notre mére-patrie. ne
Détrompez vous, vous allez Voir qu’à peine le gouvernument provisoire a-t-il assis la République sur des bases vraies, on com mence à crier ici et là Vive l'Empereur.”
‘Esquissons d’abord les’ ‘évènements dans leur ordre chronologique ét entrons dans l’assemblée nationale. Les représentants du peuple sont à délibérer ét nomment une commission suprême composée de Lamartine, Arago, Gaärnier-Pagés, Marie et Ledru-Rollin à l'effet de faire constituer par elle un ministère responsable à la chambre. En Angleterre, ‘la’ Reine, du Canada, le gouverneur aurait appelé le chef du parti le plus fort pour lui confier la tâche de former un cabinet; mais comme la République était encore sans président on eut recours à ce moyen pour former un Bouvernaent responsable.
‘Toutefois, la sôttibt- dé "à nouveau problème entraîna de vifs débats. Une partie de la députation voulait laisser le gouvernement provisoire aux
affaires jusqu'au vote de là Constitution ; une autre
DÉS PB ED M et
assemblée ont à déliême comrés, Marie T par elle En Angleur aurait ui confier me la Rét recours t respon-
roblème , députaoire aux ne autre
RE
rtie, se demandait s’il n’était pas opportun de inner à l'Assemblée nationale à la fois les pouvoirs gislatif et exécutif, comme cela se fit aux temps Évolutionnaires, sous la Convention.
Déléguerait-on le pouvoir exécutif à une seule ersonne, interrogeait certaine faction, ou à plu- . eurs personnes selon les vœux évidents de la ajorité ?
Lamartine, Lacordaire, Barrot furent de ceux
ui prononcèrent des discours sur le sujet et je
lirai, en passant, que l’éloquent dominicain fut loin le produire à la chambre l'effet attendu. Quelques checs successifs convainquirent Lacordaire qu’il n'était pas doué pour l'arène parlementaire ; aussi donna-t-il sa démission l’année suivante, en mai 848, et on le vit aller énsevelir son äumiliation à
iRome où il se dédommagea en menant contre Louis
Veuillot une campagne qui fit du bruit et qui scan-
dalise encore notre école d’ultramontains.
À la chambre, les républicains se divisèrent en trois clans principaux avec un. objectif particulier
let un des premiers actes de la députation fut de
prendre en considération une demande d’abrogation de l'article de la loi de 1832 qui bannissait du sol français la famille Bo: aparte.
Voyez-vous cela, la Révolution vient à peine de chasser un roi pour établir un gouvernement popu. laire et la République ne s’est pas encore donné de
constitution que le bonapartisme' intrigue et relèvkm la tête. ot Pendant que Lamartine, le modéré, et Ledriks Rollin, le radical, font l'apologie des institutions € des idées républicaines, des fainéants salariés pa * courent les faubourgs et les boulevards de Paris et; criant : “ Vive l'Empereur, Vive Louis-Napoléon,& et ils vont hurler jusque sous les fenêtres de Ask, sernblée nationale, Devant ces manifestations audacieuses, le con] seil exécutif prit la ferme résolution de combattre la demande d’abrogation et demanda à la chambræi un vote de confiance. Ces äébats prenaient und, mauvaise tournure pour le gouvernement, quandket Lamartine se leva et prononça un discours ta sauva la situation. P Grâce à ce triomphe oratoire, la loi de 1882 seralke conservée intacte. et Louis-Napoléon, qui vienthp d'être élu dans quatre circonscriptions différentes, KT devra donc rester en exil. Ç “Mais non, le lendemain, la chambre se laisse empoigner par un discours de Jules Favre, qui détestait ou plutôt jalousait Lamartine et Ledru:- à. Rollin, et qui ne demandait pas mieux que de leur. susciter des embarras, et elle ouvrit les portes de la patrie française aux Bonapartes.
Que voulez-vous, les Frahçaïs ont l’âme vibrante, ils aiment la gloire, l'honneur et ils se sentaïent |
mus rien qu'à songer. aux aigles impériales qui ottèrent, à tous les vents, sous tous les cieux. Puis >s cœurs français saignaient encore rien qu’au Souvenir du grand conquérant que l'Angleterre nchaîna au rocher de Ste-Hèlène.. Et le peuple avait par cœur et chantait les chansons de Béran- »Ber sur le petit caporal : | L’Aigle et l'Etoile, La le- Son d'histoire, Il n’est pas mort, Sainte-Hélène, et que
H'autres, Or, ces réminiscences, ces chansons, l’image du Combattr®orse répandue dans toutes les chaumières, tout cela, la Chambræidé de l'intrigue et de manifestes républicains de Æouis-Napoléon allait tuer la RAQAIQUAS dans l'œuf ‘
et ramener l’Empire.
Pour comble de malheur, l'insurrection éclate à Mariset le peuple se bat dans la rue. Cavaignac le 1832 seraleut beau chercher à frapper des grands coups, sup- Qui vienthprimer les journaux à la douzäine, même menacer différentes, Thiers du peloton d'exécution pour l'empêcher de critiquer : sa Concbithe, rien ne put arrêter les
e se laisse émeutes.
Favre, quil C'est alors que Mgr Affre offrit ses services pour et Ledru- aller porter aux combattants des paroles de paix et [ue de leur Ê de conciliation. On lui représenta les dangers aux- Portes de E quels il s’exposait, mais il répondit héroïquement :
À « Ma vie est peu de. chose.”
> vibrante, À «Et alors, raconte un dinde: vers quatre Lattes ‘sentaïent À qu soir on vit cet évêque s'avancer, suivi de deux
vicaires et précédé d’un jeune homme portant u brunchie d'arbre en signe de paix. Il franchit premier retranchement des insurgés et debout, doigt levé vers le ciel, commenca un discours
donne sa vie pour ses brebis.” Finalement l'insurrection fut étouffée et Cava
par la position de président du conseil des ministres Parmi ses collègues, on trouve Hippolyte Carnot el Lamoricière. |
Le nouveau gouvernement se rendit impopulaird dès le début en présentant trois projets de loi, l’un à l'effet de rétablir le cautionnement de $5000 pou les journaux, l’autre pour la répression des délitsk de plume et le dernier pour l’abolition du droit del; réuñion et Cavaignac oubliait évidemment que, par les deux premiers ‘projets de loi-—les deux furent votés—il s'attaquait à un droit que le peuple avaitk; réellement conquis par la révolution de février.
La tactique et la politique du nouveau cabinetk n'aboutit qu’à des haïnes et des dissensions dans le camp républicain, qu’à l'exil de Louis Blanc, qu’au triomphe da bonapartisme dans les élections partielles du 17 septembre, tellement que le 26 du même mois, Louis-Napoléon fit son entrée dans la cham-8
e des députés et prononça les paroles suivantes : La république m'a rendu ma patrieet mes droits de itoyen ; qu'elle recoive ici mon serment de reconaissance et de dévouement. .Je demande à partaer la noble tâche d'assurer l’ordre et la tranquilité t de développer les institutions démocratiques... [a conduite sera toujours inspirée par le dévoue. e et Cavahent à la loi; elle prouvera que nul plus que moi ‘est dévoué à l’affermissement de la république.” h On verra bientôt que ce serment n'était qu’un arjure et les républicains s’apercevront tôt ou tard . Qu'ils n'auraient jamais dû révoquer les lois de Se proscription contre les Bonapartes.
Sans prévoir les évèner-ents, la chambre des dé- “Hbutés se mit à l'œuvre, comme si la République Slevait durer longtemps, pour donner une constitudu droit dékion à la France et ce travail important entraîna de ent que, parËongs et âpres débats.
eux furent} Fallait.il une chambre de députés etun sénat, ou VHP avait simplement une chambre de députés? Thiers voufévrier. lait deux chambres, Lamartine n’en voulait qu'une au Cäbinetk+ son opinion triompha. Jules Grévy, qui devint ns dans le président sous la troisième République, proposa que lanc, qu’aule pouvoir exécutif fut délégué à un président du ph PaT-Fconseil des ministres, élu pour un temps limité et 6 du mêmekrévocable. I appuya sa proposition d'un dis- ‘la cham-Bcours resté célèbre et dans lequel il soulevait un coin du voile de l’avenir.
t debout, discours
Etes-vous bien sûrs, disait-il aux députés, quik dans cette série de personnages qui se succèderor tous les quatre ans au trône de la présidence, il n’ aura que de purs républicains emnpressés d’en des cendre? Etes-vous sûrs qu'ils ne se trouver jamais un ambitieux tenté de s’y perpétuer? Ets cet ambitieux!est le rejeton d’une de ces famillefus qui ont régné en France, s’il n’a jamais expressé ment renoncé à ce qu’il appelle ses droits; si leco merce languit, si le peuple souffre, s’il est dans u de Ces moments de crise où la misère et la décer tion le livrent à ceux qui masquent sous leurs pro messes leurs projets contre la liberté, répondez-vou que cet ambitieax ne parviendra pas à renverse la République? Jusqu'ici toutes les républiques sont allées se perdre dans le despotisme. C’est de ce côté qu'est lé danger, c’est dont contre lé despotisme qu’il faut les fortifier. Vous lui préparez les voies Vous élevez dans la A une fortéresse pou le recevoir.” :
Ces paroles de clairvoyant expliquaient d'elles mêmes pourquoi Grévy: voulait que le président fût
Cu
révocable et si sa proposition eut été accepté les ré publicains auraient peut-être pu, plus tard, s’en ser- “vir pour donner un croc-en does au coup ir | du 2 décembre.
Mais les ambitions et les intérêts en conflit firent} perdre de vue la grande cause de la Républiquel |
députés, quibur la cause plus étroite et si mesquine desindivisuCcéderonMalités et des clans.
idence, il nf Le 9 octobre, la chambre décréta que l'élection sés d’en des président de la République serait confiée au sufse trouverkage universel et le décret ne comportait aucun tuer? Et &ticle sur la révocation. Un député proposa ces famill@ussitôt que les membres des familles ayant règné is expressdhr la France soient exclus de la présidence. Le 8; silecomBrince Louis-Napoléon, qui se sentit piqué, monta est dans u la tribune, renouvela ses protestations de fi ‘élité et la décephux institutions républicaines et la proposition us leurs prol’exclusion fût retirée.
pondez-vouÿ Le 4 novembre, la constitution était complétée à renversemt adoptée et on chantait un Te Deum sur la Place übliques sonffe la Concorde pour remercier la Providence. st de Ce côt A peine les échos de ce Te Deum étaieni-ils * despotisméteints que Paris, que toute la France se demandait eZ les voies Œui serait président. On parlait de Lamartire, de ‘térésse pou hiers, de Cavaignac, de Eedru-Rollin et de Louis- | apoléon.
ient d'elle Le 29 novembre, Louis-Napoléon prenant les derésident f'affants lança le manifeste suivant au peuple francepté les rékpais :
rd, s’en ser-R « Mon nom est un symbole d'ordre et de sécurité. él d'Etate ne suis pas un ambitieux qui rêve tantôt l’empire et la guerre, tantôt l'application de théories subonflit firentfversives. Si j'étais nommé président, je ne recu- République lerais devant aucun danger pour défendre la société
ee 7 ur À Pre no à E
> Tpet
si audacieusement attaquée ; je me donnerais to entier à l’affermissement de la République.
mettrais mon honneur à laisser, au bout de quat | ans, à mon successeur le pouvoir affermi, la libe intacte.” | |
Dufaure, ministre de l'Intérieur, dénonça fort ment cette candidature bonapartiste et les répl blicains entrevirent l’abîme vers lequel march: la République ; mais il était trop tard.
Depuis des semaines, ils usaient leurs forc® leurs énergies et la vitalité de leur parti en qui querelles sournoises, en chicanes intestines et 4 heurt des ambitions, pendant oue Louis:Napolé faisait la cour aux factions royalistes, aux rép blicains modérés et aux socialistes eux-mêmes.
Lamartine, quoique tombé en défaveur chez I politiciens et les tireurs de ficelles, depuis qu'il ava plaidé la cause de Lecru-Rollin que les modéré voulaient exclure de la commission, chargée d former le gouvernement responsable au lendemai des élections, Lamartine, que toute la France ad rait il y a quelques mois, portait encore ombrage certains Calculateurs et égoistes et ceux-ci travail laient sottement à le ruiner dans l'opinion publiq au lieu d'employer leur plume et leur parole démolir Louis-Napoléon. |
Thiers, qui rêvait de devenir président ava 1871, et qui avait assez de coup d'œil pour voik
ETS ET de EEE
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lonnerais tc publique.
put de quat rmi, la libe
e ses rêves ne se réaliseraient pas, flirtait légèment avec les bonapartistes,
Jules Favre, qui fut un des plus beaux caraces et une des plus belles figures de la troisième publique, employait son talent à miner Cavaisac qui paraissait être le candidat le plus populaire rmi les Républicains.
Louis Blanc, le farouche doctrinaire qui réclaait si fort, le 24 février, une république démoatique et sociale, enrôlait ses adeptes pour Duis-Napoléon.
L'anarchie règnait donc dans les : angs des vrais publicains, et pendant ce temps ou iaisait chanter peuple les patriotiques refrains de Béranger sur vainqueur d’Austerlitz, on répandait dans les aisons et dans les chaumières les plus belles ophes de Victor Hugosur le Grand Empereur en ême temps que le portrait de Louis-Napoléon.
Tout cela, secondé de la propagande intelligente des efforts du parti clérical et de la noblesse oduisit, À l'élection générale du 10 décembre 48, le résultat suivant :
lénonça fort e et les rép uel march:
leurs force parti en q testines et 4 ouis:-Napoléo tes, aux rép!
X-mêmes, veur chez Je uis qu’il ava > les modér« , Chargée d au lendemai , France ad( re ombrage ux-Ci travai
nion publiq Louis-Napoléon............... 5,484,226 eur parole DAVHIRTAC 1 1. rue 4 1,448,100
Ledru-Rollin . .... cu at D Le 870,119 is MADAME CURE HG ZRU 36,329 pen 7 Lamartine :...:: 44444... 7,910
eil pour voi
Changarnier ..,.....4:,..,:.
Ce n’était pourtant pas pour aboutir à pareil but que Paris avait fait la révolution de février ; ce
n’était pourtant pas non plus pour faire triompher &.
celui que le poète des Chdtiments a appelé
l’homme fatal, que le gouvernement provisoire
avait remis entre les mains des représentants du k
peuple les pouvoirs dont il avait été investi. Tout le patriotisme et les sacrifices des hommes
du 24 février, toute l'énergie nationale dépensée|
pour chasser Louis-Philippe, tout le sang versé dans les émeutes, tout le bouleversement constitutionnel, tout, tout se perdait dans la réaction sinistre, dans les 3,484,226 voix.
Louis-Napoléon au faîte, Lamartine au bas ! Com-k
ment ne. pas rappeler ici ce que je lisais dernière-
ment dans les Guépes d'Alphonse Karr, avril 1848 :} Lamartine était tellement dans tous les cœurs etl
dans tous les esprits que son nom devait sortir! partout de l’urne électorale, de quelque façon qu'on interrogeat le pays.”
On peut dire dès maintenant que la République a vécu, quoiqu’elle vivra jusqu’en 1852.
Le 20 décembre, à la chambre des députés,i
‘Armand Marrast proclama le résultat de l’élection,
du 10 en ces termes : “ Au nom du peuple français, Ë attendu que le citoyen Louis Bonaparte a obtenuk
la majorité absolue, l'assemblée le proclame prési
dert de la République Française depuis ce jour jus-k
pareil but évrier ; Ce triompher |
a appelé
provisoire entants du esti.
les hommes e dépensée r versé dans stitutionnel, istre, dans
u bas ! Comis dernière-
avril 1848 :} es cœurs eth
levait sortir façon qu'on
République 2. 1e les députés, de l’élection,
ple français,
rte a obtenu clame prési s ce jour jus-
qu’au deuxième dimanche de, Mai 1852. J'’invite ;
le président de monter à la tribune pour prêter le serment.” |
Louis Napoléon, vêtu de noir, portant cravate et gants. blancs, s’avança au milieu d'un silence im-
posant et on lui donna lecture de la formule sui-
vante :
‘“ En présence de Dieu et devant le subie français, je jure de rester fidèle à la République démocratique et de défendre la constitution.”
Je le jure, répondit-il, tout pâle et les yeux baissés.
— Je prends Dieu à témoin du serment qui
jvient d’être prêté,” s’écria Marrast.
On entrait déjà dans une phase d’agonie pour la République et la France allait se remettre : bientôt sous le régime du bon plaisir, de l’absolutisme. Le serment que venait de prononcer Louis-Napoléon était un leurre, bientôt ce sera un parjure et à la
première occasion il rt le régime répu-
blicain.
Lamartine aurait dû penser à relire au Badinguet de.demain. cette page de l’histoire romaine où l’on
montre les biens des Tarquins abandonnés au pilla-
ge de la multitude, où des conjurés attachés à des
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poteaux sont flagellés et ont la tête tranchée pour avoir conspiré contre la République.
Car à peine Louis-Napoléon est-il en fonctions qu'il veut jouer à la dictature, mais son ministère démissionne et'il.se voit obligé de faire des excuses à ses ministres qui, moins un, retirent leur démission dans l'intérêt du bon ordre et de la paix.
Le 11 juin 1849, à la suite d'une expédition militaire à Rome, le président et ses ministres sont dénoncés par Ledru-Rollin qui demande leur mise en accusation, mais dunt la proposition est rejetée par la chambre.
Et ce n’est plus maintenant que des querelles fratricides, que de la politique d’expédients, que de la conspiration.
Ee président n’a qu’une those en vue, le pouvoir qu’une ambition, le rétablissement de l'empire et il y arrivera en trahissant ses serments, en répandant le sang du peuple, en entassant des infamies et des cadavres.
Toute l’année 1851 fut consacrée par Louis- Napoléon à la préparation de ce que l’histoire appelle le coup d'Etat de décembre. Son ancêtre | Bonaparte, avait fait le dix-huit Brumaire, il vou- & lait lt aussi faire auelque chose et dans les mois à de souruoiseri.s qu’il traversait il a dû souvent | relire cette page de 1799 où le vainqueur de la campagne d'Italie revenant d'Egypte rentrait en
tranchée
fonctions ministère s eXCUSeS démission
ition mili-
sont dér mise en ejetée par
querelles Its, que de
le pouvoir mpire et il répandant nies et des
ar Louisl'histoire
in ancêtre |
re, il vou-
s les mois »
1 souvent eur de la entrait en
France pour renverser l’ordre de choses établi et. créer le consulat.
Il a dû se préparer à répéter au besoin cette profanation de Napoléon 1er : “ La constitution ? elle est invoquée par toutes les factions, et elle a été violée par toutes ; elle ne peut être pour nous un moÿen de salut parce qu’elle n'obtient plus le respect de
E personne ; la constitution violée, il faut un autre
pacte, de nouvelles garanties.”
Au moins, Napoléon ler faisait accepter ces paroles en criant aux adversaires : ‘ Souvenez-vous que je marche accompagné du dieu de la guerre.”
Mais le rejeton de malheur marchaït seul, sans l'escorte des dieux, l’avenir le prouvera par le morcellement de la France.
Sous sa présidence, la République à été un gouvernement rétrograde et despotique ; elle a aboli le suffrage universel et défranchisé trois millions de citoyens ; elle a aboli la liberté électorale : elle a étouffé la presse, par là l’opinion publique, en doublant le cautionnement des journaux, elle a supprimé les cours de Michelet à la Sorbonne, etc.
Thiers se lève en pleine chambre pour fouetter cette ténébreuse politique et il déclare qu'il regrette
| d’avoir consenti “ à créer dans la République quel-
qué chose qui n’est pas la République.” Et ce quelque chose, que Thiers ne désignait pas, dit Jules Trousset, c'était une présidence élue par
le suffrage universel et possédant des pouvoirs exorbitants.
Thiers réalise maintenant ce que valait la haute sagacité, politique de Jules Grévy qui essayait naguère de: persuader l’Assemblée nationale que remettre. la direction suprême de l'exécutif à un seul homme élu par le corps électoral entier, et surtout à un rejeton d’une familleayant régnésurla France, c'était constituer un germe de destruction auquel la République ne pouvait échapper.
La Chaïnbre, qui ne peut plus se dissimuler le danger, s'attaque immédiatement au nouveau cabinet constitué par le président en rejetant, par 896 voix. .contre 294, un supplément de traitement de 1,800,000 francs pour Louis-Napoléon qui, l’année précédente, s'était déjà fait accorder une augmentation de plus de quatre cent mille dollars. ;
Se moquant de cet échec, le cabinet propose ensuite la révision de la constitution afin d'y faire disparaître les obstacles qui empêcheraient Louis Napoléon d’être réélu président, mais cette proposition est aussi rejetée par 446 voix contre 278.
Pendant que ses créatures et ses seïdes baillonnent les idées démocratiques, violent la constitutionet profanent sacrilègement l’œuvre patriotique du gouvernement provisoire, le Conspirateur entreprend une tournée à travers la France, escorté de gens armés de bâtons qui avaient. mission de,
pouvoirs
la haute avait na- > que reà un seul et surtout a France, nn auquel
imuler le eau Cabit, par 396 tement de i, l’année augmen- S.
ropose en-
d’y faire ent Louis e proposi-
S baïillon- , Constituatriotique eur entre- , eSCorté ission de,
crier partout et bien fort ‘ Vive l'Empereur” et il prépara ainsi les esprits à sa dictature. :
Revenu à Paris, il s’entoura de Maupas, de Morny et de St-Arnaud et arrêta avec eux le plan du coup d'Etat qui avait été fixé au 2 décembre, anni-, versaire de la. bataille d'Austerlitz; il s’assura du. concours. de l’armée, fit à l'avance des mandats d’arrestation et vit enfin à tout ce qui était néces-.
saire pour ne pas rater l'étouffement de Ja République. ; A trois heures du matin, le 2 décembre, on im-. primait des décrets annonçant que l’Assemblée na- . tionale était dissoute et que le peuple était convo-. qué aux urnes pour accorder au président une extension de pouvoir de dix ans ; à quatre heures, on |, affichait ce décret sur toutes les places publiques ; à cinq heures, des commissaires de police mettaient en état d’arrestation Thiers, Cavaignac, Lamoricière, Changarnier et douze autres députés ; à la même heure, 30-000 soldats étaient massés sur la place de la Concorde et dans les environs de la Chambre et de l'Elysée ; à six heures, tout avait si bien marché que le préfet de police de. Maupas mandaïit ce qui : suit à Louis-Napoléon : ‘ Nous triomphons sur toute’ la ligne.” Oui, le triomphe était complet et il avait été si rapidement préparé et réalisé que tout était pour ainsi dire fini quand les représentants furent avertis :
one emporte meenn nm drama annEnnn
de ce qui se passait et, après s'être donné le mot les uns les autres, 220 députés purent se réunir à la
hâte et discuter la situation. Les débats ne furent
pa$ longs, Berryer prononça un bref mais énergiqué réquisitoire contre le coup d’Etatet, sur sa proposition, on rédigea un acte de déchéance ; en même temps, on lança un décret enjoignant aux commandants dé la force publique de ne prêter: obéissance qu’à l’Assemblée,
De son côté, Victor Hugo jetait cet énergique appel au peuple :
“ Louis-Napoléon est un traître! Il a violé la constitution, et s'est mis lui-même hors la loi. Il est déchu de ses fonctions. Les citoyens sont tenus de lui refuser obéissance. Le peuple désormais est à jamais en possession du suffrage universel ; il n’a basoïin d'aucun prince pour le lui rendre ; il châtiera le rebelle, Que le peuple fasse son devoir, les représentants marchent à sa tête. Aux armes! ”
Mais ces décrets, ces appels au peuple, les cris de « Vive la République ” sur les boulevards et ailleurs étaient impuissants,car le Conspirateur avait à Paris 60,000 soldats, sous lé commandement de Saint- Arnaud, pour étouffer les protestations des républicains et déchirer les lois de l’Assemblée.
Dans la journée du 3 décembre, les députés parcourent tous les quartiers et tous les faubourgs en poussant le peuple à l'insurrection, on dresse des
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barricades, la police fait des arrestations, la fermentation est ardente.
Dans la nuit du 8 au 4, Paris dormit sur un volcan.
Le 4, Louis Napoléon fait gorger 80, 000 soldats de vin et les lance sur le peuple. On se bat dans la rue, .on s’entretue toute la journée, le feu, le fer, les balles font leur œuvre de destruction, et le soir le tyran triomphait. Les vainqueurs avinés employèrent la nuit à fusiller les malheureux qu’ils avaient fait prisonniers.
En Province l'insurrection était presque générale; toutefois, dans l’ouest, où l’on avait encore un vrai culte pour l'empire et le Grand Empereur, le coup d'Etat n'avait que bien peu affecté la population ; mais au centre et dans les régions où la propagande active avait popularisé l’idée de république et de démocratie, les soulévements furent nombreux, et trente-deux départements furent mis en état de siège ; partout on sonna le tocsin, le peuple et l’armée en vinrent aux mains, plus de cent mille hommes furent enfermés dans les prisons et les forteresses, à certains endroits c'était de la boucherie, on se serait cru à 1198.
On voit, dans l’Histoire d’un Siècle, qu’il y eut dans le Var 1613 déportés ou exilés ; que plus de 2,000 républicains furent mis en état d’arrestation dans le département du Gers ; que dans l'Hérault,
des centaines et des centaines de citoyens périrent sous les balles, et que 2,000 républicains furent
déportés ; que dans les Basses-Alpes, il y eut bon
nombre de fusillés et un millier de déportés, et ainsi de suite, Louis:-Napoléon et ses complices payérent d’au-
-dace ; ils posèrent en champions de l’ordre, en pro-
tecteurs de la propriété, en chevaliers de la paix et de la fraternité, et ils accusèrent les républicains de toutes les calamités, de tous les désastres, de tous les deuils et déchirements qui venaient d'acca-
‘bler cette pauvre France.
La fumée de ces combats fratricides n’était pas encore dissipée, la terre n’était pas encoresèchedusang
des victimes de l'idée républicaine, le peuple était
encore haletant, les soldats sentaient encore l’eau-devie du 4 décembre, un tiers du pays était encore en état de siège, que le tyran ordonna un plébiciste. Fout avait été organisé pour empêcher le libre exercice des suffrages; la campagne de pressions | et de menaces avait été faite jour et nuit, tous les
engins d'intimidation furent mis en opération et
portout on savait que voter contre l’homme:du Deux Décembre, c'était se “paies une à énSe. de Damoclès sur la tête.
: Dans ces conditions, le résultat du scrutin était fa cile à prévoir. Le peuple avait à dire ouiounon,sans beaucoup savoir sur quoi, et voici comment il vota :
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LA RÉPUBLIQUE DE 1848 Quinn Sels 1.489.216
Ce, vote donnait le pouvoir à Louis-Napoléon pour dix ans.
A l'Elysée, le 31 décembre, après le dépouille. ment des votes, le nouveau Bonaparte adressa la parole, et sa bouche distilla l'hypocrisie et la fourbérie : “ La France, dit:il, a compris que je
n'étais sorti de la légalité que pour rentrer dans le
droit. Plus de sept millions de suffrages viennent de m'absoudre. Je comprends toute la grandeur de ma mission nouvelle.... Avec un cœur droit, avec le concours de tous les hommes de bien qui, ainsi que vous, m'éclaireront de leurs lumièrescet me soutiendront de leur patriotisme, avec cette protection que demain je prierai solennellement le ciel de m’accorder encore, j'espère me rendre digne de la confiance que le peuple continue de mettre en moi. J'espère assurer les destinées de la France en fondant des institutions qui répondront à la fois aux instincts démocratiques de la nation et au désir universel d’avoir désormais un pouvoir fort et respecté.”?
L'histoire conservera cette profession is foi
comme un monument de cynisme.
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Un Te Deum à l’église Notre-Dame consacra la résurrection de l'empire et servit en même temps de libera à la République.
Le 14 janvier, Napoléon IIT accabla la France d’une nouvelle constitution conçue naturellement pro domo sua, et décretant que l’empereur n’est responsable que devant le peuple et que les ministres ne sont responsables qu’à l’empereur, qu'il commande les forces de terre et de mer, déclare la guerre, fait les traités de paix, d'alliance et de commerce, a seul l'initiative des lois,et nomme à tous les emplois ; qu’il pourra nommer 80 à 150 sénateurs inamovibles et que le sénat sera le gardien de la constitution et des libertés publiques, etc.
Maintenant qu'il se sentait bien assis dans son autorité et ses pouvoirs, il commença son œuvre de police, de dictature et de proscription.
Le 10 janvier, 66 chefs du parti démocrstique furent expulsés pour la vie du territoire français. Parmi eux, citons : Victor Hugo, Raspail, Laboulaye, Lagrange, Nadaud, Madier de Montjau.
Victor Hugo prit sa revanche en écrivant les Châtiments et en administrant du fouet de Juvénal à celui dont il a dit:
Ce criminel flagrant, Cet aventurier vil en qui vous semblez croire, Sera Napoléon-le-Petit dans l’histoire,
Ou Cartouche-le-Grand.
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Furent aussi expulsés de la France, mais pour un temps limité ; Thiers, Edgar Quinet, Emile de Gi: rardin, Lamoricière, Changarnier et autres qui étaient classés comme représentants modérés,
D'après un tableau officiel, le nombre de déportés à la Cayenne fut de 2389 ; des exilés en Algérie, 9.563; des bannis de Paris, 2.818; des condamné. à la prison, 626 ; des envoyés devant un conseil. de guerre, 241.
Le nombre des martyrs et des victimes du coup d'Etat fut énorme : le vrai chiffre n’en sera probablement jamais connu.
Après ce travail de bourreau, l’homme du Deux Décembre s’occupa de museler la presse en imposant, par exemple, aux journaux de Paris un cautionnement de $10.000, et d'effacer tout ce qui pourrait rappeler les temps républicains, fit décreter par le sénat le rétablissement de la dignité impériale héréditaire, redonna au code civil son titre de code Napoléon, rétablit les titres de noblesse, confisqua les biens de la famille d'Orléans, etc.
D'autre part, il faut lui rendre le témoignage qu'il s’occupaimmédiatementaussi du développement des intérêts matériels de la France, du mouvement de l’industrie et de l’agriculture, de la construction de
i chemins de fer, et de grands travaux publics.
Pour consolider son siège de président Louis Napoléon entreprit en septembre et octobre 1852,
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