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À Berlin, la proportion est beaucoup plus forte :
1OTI- TO Eee ee DD RUE RS AR de 2: 1 1870-60 RES ERROL IE NME MARS ISSN MST FÉES LEE Met 1886-00... SES IIS, AN 4328
Les divorces sont plus fréquents à Berlin qu'à Paris. À Paris, de 1881 à 1885, il y avait pour 1.000 mariages 1,90 divorces ; de 1886-90 : 2.08. A Vienne, de 1877-86 : 1,65 ; et à Stokholm, de 1871-80: 2,32. Pour 1.000 mariages célébrés on comptait à Berlin de 1896-97 : 75,3 divorces et à Paris seulement 67,0.
Les causes de divorce de beaucoup les plus fréquentes à Berlin sont l’adultère, le consentement mutuel et l'abandon malicieux. Voici sur 100.000 mariages le nombre des divorces prononcés pour ces différentes causes :
1885-89 | 1890-92 | 1893-95 | 1896-98 PAM IÉ Te FOUR ee) 112,0°1.111,6 | 147,8 | 154,6 Abandon malicieux . 95,1 60,9 60,9 1225 Consentement mutuel | 64,7 19,9 89,5 | 133,9 Aversion invincible .. 14,9 18,6 18,9 10,0
L'augmentalion énorme des divorces par consente-
ment mutuel serait due uniquement à l'accueil de plus
en plus facile que l’on trouvait auprès des tribunaux.
La moyenne annuelle des divorces par consentement
mutuel était de :
fs ec PROMOS 146 2. 324 | Fer. LA PASSER 204 TOO Ter sous. 416 F2 CREER" 173 ÉOOT ere Papas 457 TO Le 302 EN OPEN ER RER 390
Ces divorces ne concernaient que des mariages sans
enfants. En 1897 cependant, un ménage ayant un enfant
réussit à divorcer par consentement mutuel.
On n’a pas vu dans cet accroissement rapide des
divorces en Prusse une menace à l'égard de l'institution du mariage ou le signe d’un affaiblissement de la moralité publique. On l’a considéré plutôt comme un phénomène concomitant de celle tendance aujourd'hui si accentuée à refuser de soumettre au contrôle d’aucune loi son activité individuelle dans ses manifestations les
plus intimes (1).
A ce groupe de législations nous pouvons ajouter la Suisse, qui, sans admettre le véritable divorce par consentement mutuel l’a cependant approché d'assez près pour que la pratique n'ait fait le plus souvent aucune
différence.