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dé nous dans son origine, et controversée dans son traitement causal, la maladie de Raynaud ne l’est pas moins.
Oppel la rapprochait des artérioses surrénales parce qu’il considérait que l’hyperadrénalinémie y était habituelle. Il avait constaté que le sang de malades atteints de cette affection provoquait sur l’anse intestinale du chat les mêmes phénomènes que celui des artéritiques, et avait proposé de traiter cette maladie par la surrénalectomie en vue de combattre l’hyperadrénalino-sécrétion qui en était à l’origine.
Leriche conserve au contraire à la maladie de Raynaud vraie son caractère propre de maladie vasomotrice bien individualisée, procédant par crises, avec intégrité complète de la circulation dans lintervalle et la différencie des faux Raynaud par artérite oblitérante.
L'observation de Durante que nous rapportons semble concerner le cas d’un homme de 31 ans, atteint de maladie de Raynaud vraie. Quoi qu’il en soit, la spanchnicectomie a eu là encore un résultat heureux, faisant disparaître les accès acro-asphyxiques et amé-
liorant l'indice oscillométrique.
OBSERVATION XVII (Durante).
G. M..., âgé de 31 ans, né à Gênes, fumeur discret. Il a été reçu à l’hôpital le 14 janvier 1931 avec le diagnostic de maladie de Raynaud généralisée.
Anamnèse : Père mort d’hémorragie cérébrale, mère
décédée accidentellement. A l’âge de 10 ans, le sujet eut une otite purulente. À 24 ans, apparurent les premiers accès d’acro-asphyxie, avec pâleur subite des phalanges et quelquefois de toute la main, surtout lorsque le malade plongeait les mains dans l’eau froide, ce qui déterminait des douleurs violentes. Le Professeur Durante pratiqua sur ce malade à plusieurs reprises la sympathectomie périartérielle radiale, cubitale et périneurale cubitale, avec des résultats transitoires. A l’âge de 27 ans apparurent aussi des crampes douloureuses aux membres inférieurs localisées surtout aux mollets, provoquées par de légers efforts et quelquefois même apparaissant la nuit lors du repos au lit. À 28 ans, fièvre typhoïde. A 30 ans, en raison de l’apparition d’une nécrose de l’index et de l’annulaire de la main droite, on dut pratiquer l’amputation de ces doigts. A cette symptomatologie qui tendait continuellement à s’aggraver s’ajoutait, pendant les premiers mois de cette année, une série de troubles digestifs accompagnés de crises douloureuses violentes au creux épigastrique, se propageant quelquefois au plexus brachial et suivies de vomissements, de diarrhées, de subictère. Le malade se décida dès lors à entrer à l'hôpital.
Examen objectif. — Sujet bien proportionné. L’examen des organes internes ne nous montre aucune altération importante. La radioscopie de l'estomac est négative. Rien à noter du côté du système nerveux. B.-W. : négatif.
Sur le conseil du Professeur Pende on pratique une résection du grand et du petit splanchnique gauches, par la voie lombaire extra-péritonéale. A la suite de cette intervention, les crises gastralgiques et les accès acro-asphyxiques disparaissent définitivement. Le malade a bon appétit et son
poids augmente de 10 kilogrammes environ.
Voici les variations de l’indice oscillométrique et de la
pression artérielle à la suite de l’intervention :
Avant l'intervention
Humérale droite./158,50 I.O.
Radiale droite ..1127,00 I.
Humérale gauche. /|14 Radiale gauche..1127,00 I.