‹ La résection chirurgicale des nerfs splanchniques (splanchnicectomie)Chapitre 9 sur 37 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Etude physiologique des nerfs splanchniques.

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Parmi les fonctions multiples qu’assument les nerfs. splanchniques, l’une d’elles occupe une place de tout premier plan. Nous voulons parler de Paction qu'exerce le nerf sur la sécrétion de la substance médullaire de la glande surrénale et partant sur l’adrénaiinosécrétion.

Le rôle du nerf splanchnique dans l’innervation de cette glande est si important que, faisant abstraction des autres fonctions du nerf, on pourrait appeler le splanchnique le nerf de la surrénale.

Nous disons de la surrénale et non des surrénales, car la distribution physiologique des nerfs splanchniques est strictement unilatérale à ce point de vue (Ffournade et Chabrol). L’excitation du nerf splanchnique droit ne fait sécréter que la glande surrénale droite et vice versa. Inversement la section du nerf splanchique ne tarit que la sécrétion de la glande surrénale correspondante.

Ajoutons que le petit splanchnique joue un rôle analogue à celui du grand splanchnique, quoiqu’à un degré moindre. Ces deux nerfs ont donc des fonctions

physiologiques de même ordre.

Si la physiologie des nerfs splanchniques est si dif-

ficile à étudier et si complexe, cela tient d’abord au

MO

fait que la décharge adrénalinique due à l’excitation du nerf agit dans le même sens que l'excitation sympathique. En effet, si les nerfs splanchniques agissent avant tout sur l’adrénalinosécrétion, n’oublions pas que l’adrénaline libérée excite presque spécifiquement les terminaisons sympathiques. Ainsi l'effet s’ajoute à la cause et la renforce. Pour l’expérimentateur, il se confond avec elle.

Ensuite, si les résultats expérimentaux ou opératoires varient d’un auteur à l’autre et sont parfois dissemblables, cela tient sans doute au fait que ces auteurs pour étudier expérimentalement ou chirurgicalement la physiologie de ces nerfs, se sont adressés à des procédés expérimentaux ou à des techniques opératoires différentes. Si l’ont peut comparer entre eux les résultats de plusieurs surrénalectomies ou de plusieurs sections tronculaires des nerfs spanchniques, comment comparer entre eux les effets d’énervations surrénales, variables dans leur étendue, dans leur siège et dans leur association avec d’autres sections nerveuses ?

Aussi, et puisque ce travail a été entrepris dans un but clinique, c’est surtout sur le terrain pratique que nous resterons et c’est dans cet esprit que nous allons étudier ou plutôt tenter de systématiser la physiolo-

gie des nerfs splanchniques.

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