‹ La résection large, traitement idéal des Ulcères et Cancers d'estomacChapitre 15 sur 21 · Celui de Bilroth, deuxième manière · texte numérisé non relu

Celui de Bilroth, deuxième manière

4, Celui de Polya.

Parmi ceux-ci, deux procédés ont notre préférence,

DA

ce sont ceux qui sont pratiqués le plus souvent dans le service de notre Maître, le Professeur DE BUTLER D'ORMOND : le Pean, le Polya modifié par PAUCHET.

1) Procédé de Péan.

Anastomose gastro-duodénale, termino-terminale.

Le procédé de Pean ou Bilroth I est le meilleur de tous, car « le plus physiologique », de plus il ne donne pratiquement pas d’ulcus peptique. Il est le moins schockant, l'opérateur travaillant dans lFétage sus-mésocolique et n'ayant par. conséquent pas à brasser les anses intestinales. Malheureusement, et c’est très regrettable, on ne peut l’employer dans plus de 20 % des cas.

Il consiste, après résection, à anastomoser bout à bout le duodénum et la partie inférieure de la tranche de section gastrique. Du côté estomac, la portion restante de cel organe réséqué doit être suffisamment étoffée pour être abaissée sans tiraillement jusqu’au contact du duodénum. D’autre part, les tranches de section gastriques ne doivent pas être trop épaissies, pour permettre de réaliser une bonne fermeture de la partie inutilisée.

Le duodénum doit être suffisamment long et mobilisable, pour venir s'adapter sans effort ni tiraillement à l’estomac. On ne devra jamais perdre de vue, qu’une fois l’opération terminée, la portion restante de l’estomac devra se contracter entre deux points

RENE à

fixes qui sont : le cardia d’une part, et le duodénum d'autre part. Si donc on pratiquait un Pean après une exérése par trop importante, on s’exposerait presque fatalement à une désunion des sutures dans les heures suivant l’opération. Enfin le calibre duodénal doit être suffisant (3 cm. minimum) pour éviter tout heurt dans l’évacuation gastrique. Et pour terminer, ne pas oublier que lle point faible de notre intervention réside au carrefour des sutures d’angles, soit ici au carrefour de l’angle supérieur. Nous placerons donc là un point de renforcement en U reprenant les séreuses duodénales et gastriques un peu audessus de la bouche, de façon à consolider la suture et éviter la désunion gastro-duodénale.

2) Procédé de Kocher.

Anastomose gastro-duodénale, latéro-terminate

C’est le procédé favori du Professeur CUNÉO et de ses élèves. Il consiste à réséquer la portion gastrique englobant la lésion puis à fermer complètement la tranche gastrique et à implanter le duodénum sur la face postérieure de l’estomac.

Pour employer ce procédé, il faut que la résection ait été assez basse et que le duodénum soit suffisamment long, large, et mobilisable pour être amené sans tiraillement au contact de l’estomac. Ce procédé demande plus de temps que le Pean, à cause de Ja fermeture gastrique.

Avantages : suppression du carrefour des sutures du procédé précédent.

Inconvénients : On a signalé, au-dessous de la bouche, la formation d’un cul-de-sac gastrique gê-

nant l’évacuation.

3) Procédé de Bilroth II ou opération de Rodman des Américains.

Anastomose gastro-jéjunale, latéro-latérale.

C’est le procédé le plus facile à exécuter, aussi estil à recommander aux chirurgiens désirant s’entrainer à la chirurgie gastrique. Il consiste en la fermeture complète de la tranche gastrique et du duodénum, puis à pratiquer une gastro-entérostomie.

Cependant un gros écueil : la fermeture duodénale, qui doit être parfaite si l’on veut éviter la désunion.

« L’exécution de la fermeture duodénale mérite une scrupuleuse attention. Une part importante des insuccès de la gastrectomie, tient à l’insuffisance de cette suture >» (CUNÉO).

4) Procédé de Polya.

Anastomose gastro-jéjunale, termino-latérale.

Ce fut le procédé d'élection de Victor PAUCHET, qui au début, était presque le seul à le pratiquer en France. Il est praticable dans 80 % des cas environ;

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