‹ La résistance acquise du Mycobacterium tuberculosis à l'hydrazide de l'acide isonicotinique: Etude bactériologique et cliniqueChapitre 21 sur 30 · AGE · texte numérisé non relu

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ques sont exactement superposables à celles observées lors de l'apparition d’urie résistance à la streptomycine. J. BRUN, J. ViazLiER et R. DuMmoxr [8] ont en effet noté que la streptomycino-résistance apparaît avec un maximum de fréquence, chez des sujets porteurs de lésions importantes, avec des cavités plus ou moins volumineuses et nombreuses. Or, dans notre statistique figurent exclusivement des malades graves, dès le début de la thérapeutique ; certains n'avaient pas réagi aux traitements antibiotiques antérieurs, et se trouvaient par conséquent, de par l'étendue et la gravité de leur lésions, au-dessus des ressources de la collapsothérapie. Le pronostic de l’ensemble de ces malades reste en effet très sombre. Il y eut quatre mort, 18 sujets ne sont justiciables d’aucune thérapeutique, et 8 d’entre eux entrent dans le groupe des chroniques stabilisés, mais gardent encore une expectoration bacillifère et sont candidats à une rechute ultérieure.

Au contraire, les conditions cliniques rencontrées chez les 29 malades restés sensibles sont nettement plus favorables. Plus de la‘moitié d’entre eux n’étaient porteurs que de lésions infiltratives ou nodulaires, avec cavités minimes ou récentes. Nous n’avons à déplorer qu’un seul décès : encore s’agissait-il d’un malade cardiaque et mort subitement d’un infactus myocardiaque.

c) en fonction des associations d’antibiotiques :

Si l’on veut faire une comparaison exacte entre les malades devenus résistants et le groupe des malades restés sensibles, et déterminer le rôle joué par les associations d’antibiotiques dans l’apparition de l’isoniazido-résistance, il convient de ne considérer que les malades présentant les mêmes lésions anatomo-cliniques dans lun et l’autre groupe.

Parmi les 29 malades restés sensibles à l'INH nous n’envisagerons par conséquent que les dix sujets qui ont présenté de graves lésions tuberculeuses, comparables aux lésions rencontrées chez les malades devenus résistants.

Or, 7 parmi ces dix malades ont été traités par une association d’antibiotiques : 5 fois, il s'agissait de streptomycine et 2 fois de P.AS.

Les résultats sont les suivants

INH seule : 23 malades avant donné

20 résistants soit 85 % 3 sensibles soit 15 %

INH-et streptomycine : 10 malades avant donné : » résistants soit 50 % o sensibles soit 50 %

INH et PAS : 7 malades avant donné D résistants soit 60 % 2 sensibles soit 40 %

Les associations d’antibiotiques diminuent les risques d'apparition de l’isoniazido-résistance chez le tuberculeux pulmonaire. L'association streptomycine isoniazide semble douée du maximum d’activité in vivo. Ii est cependant nécessaire que le malade soit initialement sensible aux deux antibiotiques utilisés dans l’association. La moins grande fréquence d'apparition de la résistance à l’isoniazide lorsque deux médications sont employées simultanément est expliquée par le fait que, dans une population bacillaire, très peu de germes sont à la fois streptomycino-résistants et isoniazido-résistants.

d) en fonction de la résistance anïérieure aux autres antibiotiques :

Sur l’ensemble des 59 malades étudiés, 29 d’entre eux avaient recu antérieurement des doses de streptomycine variant de 60 à 200 grammes. Ce traitement avait été effectué en moyenne 18 mois avant le début de la thérapeutique à l’hydrazide de l’acide isonicotinique. A l’issue de la streptomycino-thérapie, la résistance des germes isolés de lexpéctoration de ces malades fut testée : 16 d’entre eux

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