‹ La résistance acquise du Mycobacterium tuberculosis à l'hydrazide de l'acide isonicotinique: Etude bactériologique et cliniqueChapitre 22 sur 30 · STAR EE · texte numérisé non relu

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avaient gardé leur sensibilité à la streptomycine, sensibilité maxima n’ayant jamais dépassé le taux de + 1— 5 y de streptomycine par em$. 13 au contraire donnèrent des bacilles qui se montrèrent résistants à 10 ; de streptomycine au moins. D’autre poussaient encore à une concentration de 100 > de streptomycine.

Sous l'influence de l’isoniazide, sur un ensemble de 16 malades restés sensibles à la streptomycine, 10 restèrent également sensibles à l’isoniazide, alors que 6 au contraire devinrent rapidement résistants à cette thérapeutique. Par contre, 13 malades étaient résistants à la streptomycine avant le début du traitement par l’INH. 12 d’entre eux virent se développer lisoniazido-résistance ; 1 seul resta sensible à l’isoniazide. En conclusion, alors que 37 % seulement des malades streptomycino-sensibles deviennent inisensibles à l’action de l’INH, 95% des malades résistants à la streptomycine le deviennent également à l’isoniazide.

Faut-il penser que les bacilles streptomycino-résistants seraient également moins sensibles à l’action de l’isoniazide ? C’est l’avis de CorErsos. MorELLt et Dappt [51] donnent de ce phénomène la même conception et pensent que les bacilles streptomycino-résistants auraient une sensibilité diminuée vis-à-vis de l’isoniazide. Enfin, Et. BERNARD et ses collaborateurs pensent qu’il n’y a pas de grande différence entre les souches streptomycino-résistantes d’une part, et streptomycino-sensibles d’autre part quant à leur susceptibilité vis-à-vis de l’isoniazide et font intervenir des facteurs locaux.

In vivo, nous avons testé la sensibilité à l’isoniazide de 7 souches streptomycino-résistantes isolées de l’expectotation de 5 malades et ayant poussées en milieu liquide de DuBos contenant 50 ; de streptomycine par cm3. La sensi-: bilité globale de la souche vis-à-vis de l'INH avait été antérieurement déterminée. 5 souches étaient isoniazido-résistantes, alors que 2 étaient sensibles à cet antibiotique : nous n'avons jamais observé de divergences dans 5 cas, la sensibilité à l’isoniazide des bacilles streptomycino-résis-

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tants s'étant montrée toujours identique à la sensibilité de l’ensemble de la souche (tableau III). Mais deux fois les bacilles streptomycino-résistants montrèérent une sensibilité à l’isoniazide augmentée par rapport à la sensibilité initiale globale de la souche. Dans ces deux cas les bacilles avaient été isolés à partir de l’expectoration de malades graves et cavitaires ; il est donc probable que les discotdances observées sont dues à l’origine différente des bacilles envisagés.

No PR AR Sensibilité de la haies Étape.

streptomycine souche à l’'INH Re JO + 100 + 4 $e 5--+10 +0 10,5 OÙ POSE T0 + 20 + 20 QU + 10 LOU AO 22:90 QU... 22) + 20 F0 |) CALE: + 100 + 20 + 0,05 + 05 + 1 + 5 CO... + 90 + 1 —5 + 1 —5 MA... | + 90 0 0er + 0,1 — 0,5

Expérimentalement nous avons étudié la sensibilité à l’isoniazide de 9 souches streptomycino-sensibles et de 11 souches streptomycino-résistantes. Ces souches ont élé n:1ises.en suspension dans 10 cm d’une solution acqueuse contenant soit 1.000 », soit 500 y d’isoniazide. Les souches sont portées à l’étuve à 37° et des prélèvements sont effectués toutes les 6, 9 et 12 heures. Le prélèvement est ensuite centrifugé. Le culot de centrifugation est ensemencé. Nous avons noté le temps de contact dans le milieu contenant l’isoniazide, nécessaire pour empêcher tout développement ultérieur, lors des réensemencements. Cette action bactéricide est manifeste et a été notée chaque fois au bout de

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