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la 7° et 8 heure. Mais il n’y a jamais eu de discordances évidentes dans le comportement des souches streptomycino-sensibles et streptomycino-résistantes.
Nous pouvons donc conclure que le fait que les malades antérieurement résistants à la streptomycine ne deviennent également à l’isoniazide n’est pas dû à une résistance particulière de leurs bacilles à l’INH. La faculté qu'ont ces malfades d’acquérir une isoniazide-résistance est consécutive à un état anatomo-clinique grave, mettant le bacille de Koch dans des conditions idéales pour devenir rapidement résistant vis-à-vis de n'importe quel antibiotique. C’est pourquoi, nous pensons que ces malades auront toutes les chances de devenir résistants aux antibiotiques prochains dont l’arsenal médicamenteux antituberculeux pourrait s’enrichir.
VARIATIONS DE LA STREPTOMYCINO-SENSIBILITE AU COURS DU TRAITEMENT ISONIAZIDE
Chez les 18 malades qui étaient en cours de traitement par l’isoniazide, un examen avait permis de mettre en évidence lacquisition antérieure d’une streptomycino-résistance à plus de 10 ; par emè. Dans 4 cas, il a été constaté au cours du traitement une augmentation parfois très sensible de la sensibilité à la streptomycine. De tels faits ont été signalés par GERNEZ-RIEUX, FABRE, FOURNIER et TACQUET. Et. BERNARD, KREIS et Mile BRUN [6], MorEezzt et Dappti [51]. GERNEZ-RIEUX et ses collaborateurs constatent une certaine réapparition de la streptomycino-sensibilité dans 71% des cas, sensibilité qui persista plus de 5 mois dans 2 cas. MorELLi et Dappt font état de 15 cas où le taux de la streptomycino-résistance fut abaïissé durant le traitement, sans que cet abaissement permette toujours une action de l’anti- biotique in vivo dans l'organisme humain (20.000 * à 500 * chez un malade).
Dans 4 cas nous avons constaté, au cours du traitement, une augmentation de la sensibilité à la streptomycine de 50 y à 1. Ces 4 cas concernaient 2 hommes et 2 femmes atteints de tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse excavée bilatérale. Un traitement streptomycinique antérieur (de 90 à 300 grammes) avait entrainé l’apparition d’une résistance bactériologique et clinique. Cette résistance avait été testée avant le traitement ou dans ses tous premiers jours. Dans un cas elle était comprise entre 12,5 x et 25 y, dans les 3 autres cas, elle était supérieure à 25 y par cmè. Cliniquement, la résistance se traduisait par un échec de la thérapeutique streptomycinique, avec persistance d’un état général et pulmonaire grave. Chez ces 4 malades, les doses