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reconciations, purement volontaires au début, devinrent bientôt réglementaires et de nombreuses coutumes locales suppriment toutes les garennes.
Les rois firent des concessions analogues aux habitants de leurs provinces. Ainsi disparurent peu à peu tous ces droits haïneux, selon l’expression de Bouteiller. Et au xve siècle, deux garennes seulement subsistent : celle du roi et celle du comte d’Artois.
Sous la période monarchique, les garennes ont disparu et toute tentation pour en rétablir de nouvelles est immédiatement réprimée par la royauté. Dans l’Ordonnance cabochienne de 1414, Charles VI renouvelle les défenses de ses prédécesseurs au sujet des garennes.
I1 ne faudrait pas croire cependant que le droit de chasse devint absolument libre. Dépouillés deleur droit de garenne, les seigneurs élevèrent du gibier et principalement des lapins dans des enclos et même des bois ouverts appelés : leporia, vivaria, conninières, buissons à connils. Aïnsi, supprimées en droit, les garennes réapparurent sous une autre forme. Toutefois les nouvelles réserves différaient des précédentes en ce qu’elles étaient établies sur les propres terres des seigneurs ou sur celles d'autrui, mais avec le consentement du propriétaire. Leur création excluait donc toute idée d’usurpation et de violence ; on les appela néanmoins garennes.
Elles étaient de deux sortes : les garennes fermées ou forcées qui étaient entourées de murs ou de fossés remplis d’eau. Le gibier ne pouvant s’en échapper, elles ne présentaient aucun danger pour les cultures et ne nécessitaient