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commission américaine, instituée en 1923 par 1e Secrétaire d'Etat Herbert Hoover, s’est livrée sur ce point à une enquête. Des statistiques qu’elle a établies, il résulicrait que la faute est imputable 37 fois 0/0 à l’automobiliste, 17 fois 1/20/0 aux conditions physiques et naturelles et 45 fois 1/20/0 aux piétons (1). Ces résultats paraissent impressionnants, si l’on tient compte que la faute, soit du conducteur, soit du piéton, relève du fait de l’homme et non du fait de la chose. Ce qui revient à dire que 82 1/2 0/0 des accidents ont pour origine un fait de l’homme et 17 1/2 0/0 seulement un fait de la chose. Toutefois ces chiffres comportent quelques observations. Nous ne connaissons pas selon quelle méthode a été effectuée l’enquête. A-t-on classé les accidents d’après les décisions rendues par les tribunaux ou, seulèment d’après les données de l'enquête administrative? A Paris, aucune statistique de ce genre n’est dressée par la Préfecture de Police, qui estime, non sans raison, que la base mêmie du classement : à savoir la version de l’accident, se trouve des plus controversées. …
Quant aux chiffres des piétons, il importe de remarquer que son importance tient uniquement au nombre de ceux-ci par rapport aux automobiles en circulation. Toutefois ces constatations montrent que l'on est bien obligé de tenir compte de l'élément intellectuel, lequel joue un rôle de premier plan dans la conduite et la direction de l'automobile.