Narbonne, D. H., p
Saurait comporter aucune distinction, contraire à sa lettre ou à son esprit (1); où bien, on persiste à introduire une distinction, mais alors, celle-ci doit jouer en toutes hypothèses; l’article 1384 n’a aucune signification par lui-même, il n’est à peu de chose près qu'une supérfétation de l'article 1382. Cette conséquence est à l'opposé de la tendance doctrinale- et jurisprudentielle récente, qui. ce faisant, obéit à des considérations d'équité. Aussi ne saurait-on comprendre l’objection qui prétend que faire entrer les automobiles conduites sous le régime de l’article 1384, aboutit à mettre les conducteurs dans une situation Juridique exceptionnelle. Situation juridique exteptionnelle est bien celle qui leur est reconnue à l’heure actuelle par une partie de la jurisprudence et contre laquelle réclame, non sans raison, la majorité de la doctrine. Nous avons suffisammient montré quelles sont en effet les conséquences absurdes auxquelles conduit la distinction, puisque « le gardien de la chose qui a contribué à causer l’accident par son intervention personnelle se trouve pour résister à la demande de dommages intérêts dirigée contre lui dans une situation plus favorable, que celle faite au gardien, qui n’a en sommie d'autre faute à se reprocher que d’avoir eu sous sa garde la chose cause de l’accident (2).» Mettre les accidents d'automobiles sous l'application de l’article 1384 revient non seulement à assimiler le conducteur à tout autre gardien, mais encore à