‹ La responsabilité des criminelsChapitre 27 sur 82 · Parant a donc raison quand il dit : € M. Grasset prononce · texte numérisé non relu

Parant a donc raison quand il dit : € M. Grasset prononce

^e fois, dans son article, le root de responsabilité atténuée ;

06 mot est bien meilleur que celui de demiresponsabilftê

P***ce que, de toutes manières, il répond bien mieux à la réa-

uié des choses et c'est à lui qu'il vaudrait mieux s'en tenir. »

fous, le reste du temps, ils ne le sont plus, > Gomment ? Certains fous guéris ne restent pas des inférieurs psychiques et ne sont pas diminués dans leur responsabilité ? Parant le reconnaît du reste. Mais il ajoute:* d'autres ne gardent, après la crise, aucune marque de leur ébranlement* > Soit ; ceux-là, on ne leur atténuera pas leur responsabilité en cas de crime ; mais puisqu'il y en a certains qui gardent de l'ébranlement, ces sujets (dont l'existence ne peut pas être contestée) suffisent à démontrer et à nécessiter la constitution d'un groupe de demifous à responsabilité atténuée.

Et les excentriques, les originaux, les bizarres, les névropathes de diverses catégories, les débiles, les pervers, les déséquilibrés, tous les malades dont parle Parant (p. 7) ne sont-ils doi^c pas des demifous? Parant reconnaît qu'ils donnent «matière à des difficultés d 'interprétation* Us sont « sur les frontières de la folie », dit-il et il ajoute: «la tâche du médecin, souvent délicate, mais que dans la plupart des cas il n'es point impossible de remplir, consiste à cherche: de quel côté de la frontière on peut les mettre ^ Je me permets d'être ici d'un avis absolûmes opposé à celui de Parant : je crois que, si l'a :■ ne peut choisir qu'une de ces deux décisions, X«

tâche du médecin sera souvent impossible. La preuve en est dans le nombre énorme et croissant de rapports concluant à la responsabilité atténuée et sous la signature de tous les médecins. Ailleurs Parant dit : « il n'y a qu'à montrer que tous les aliénés ne doivent pas être internés, que certains aliénés inoffensifs peuvent ne pas être internés. » Parfait; mais les malades qui ne sont pas inoffensifs, qui sont nuisibles, dont la société doit se garer, et qui, tout en étant malades, ne sont pas aliénés à interner ! On les supprimerait ou plutôt on refuserait de s'occuper d'eux, si on n'admettait plus les demifous à responsabilité atténuée.

D'ailleurs Parant admet la responsabilité atténuée. Il reconnaît que certains nerveux, non aliénés, peuvent parfois « ne pas être traités aussi sévèrement que s'ils étaient dans un état d'équilibre parfait ». Je n'en demande pas davantage. Voilà la reconnaissance du groupe des demifous a Responsabilité atténuée.

Enfin, en étudiant la demifolie et en essayant "^ faire admettre par tous, même par la loi, la responsabilité atténuée, je ne crois pas diminuer * e rôle des médecins experts comme me le reproc tàe Parant ; au contraire. Car la détermiaation ^ la demifolie et de la responsabilité atténuée

reste une question très difficile dans chaque cas particulier et toujours exclusivement médicale *. Je ne crois pas que, comme le dit Parant, « l'étude isolée des actes et de leurs mobiles > et « le degré du psychisme » importent peu au médecin; je ne crois pas que « n'importe qui » ait autant de compétence que le médecin pour juger la qualité et le degré du psychisme \ Je crois, au contraire, que c'est là la base de l'expertise moderne, telle qu'elle doit être conçue par les médecins d'aujourd'hui Je crois donc devoir maintenir que les objections de Parant peuvent porter sur la limitation et la composition du groupe des demifous à responsabilité atténuée ; cette question particulière peut être modifiée d'une année à l'autre par les incessants progrès d'une science avertie; mais le fond même de notre doctrine reste intact et le principe de la responsabilité atténuée peut être maintenu»

4° Conclusions.

Dégagée de la considération des applications sociales et légales (que j'étudierai dans le paw-

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