‹ La responsabilité des criminelsChapitre 46 sur 82 · Conclusions. Graves conséquences · texte numérisé non relu

Conclusions. Graves conséquences

du vote de Genève.

Il me semble que des documents réunis dans ce chapitre et des divers arguments exposés dans les chapitres II et III il ressort que la doctrine de Gilbert Ballet n'aura probablement pas dans le

monde médical et juridique le succès qu'elle a eu au Congrès de Genève.

Pourquoi donc demander solennellement, comme un idéal, le retour pur et simple, à ce Code suranné, promulgué trente ans avant cette fameuse loi de 1838, contre laquelle tout le monde proteste depuis plus d'un demi-siècle au nom des progrès de la science psychiatrique et dont nous regrettons tous que la démolition définitive n'ait pas encore été complètement votée * ?

N'eût-il pas mieux valu que tous ces hommes distingués et compétents, qu'un même amour du système nerveux avait réunis à Genève, au lieu de formuler des vœux pour le retour pur et simple à l'article 64,votent la consécration par la loi de V usage établi par les magistrats, à la sollicitation des médecins,àe demander aux experts leur avis sur la responsabilité médicale des inculpés c'est-à-dire sur leur santé psychique ?

Facilement on dira : il n'y a là qu'une querelle de mots et une querelle de médecins^ deux choses qui ne sont guère intéressantes et auxquelles le grand public n'a rien à voir. Erreur, erreur grave ! Derrière les mots, il y a des idées 9 et derrière les médecins il v a les malades, deux

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