PAS L'EMPLOYÉ DE L'HÔTELIER
On peut enfin se demander si un employé de l’hôtelier, dont un objet a été volé par un autre employé, peut intenter contre l’hôtelier l’action prétorienne au double ? On serait tenté de lui reconnaitre ce droit, si on consi-
hd dérait l'action comme établie pour rendre toujours le patron-hôtelier responsable des faits et gestes de ses employés. Mais cette action a été créée pour la sécurité des voyageurs. Partout donc où il n'y a pas de voyageur, il ne peut y avoir d’action. Aussi l'employé de l’hôtelier, volé par un collègue, ne peut-il user de l’action prétorienne au double.
Dig., 4, 9, 7, $ 2. Ulpien.
Si quid nautæ inter se Mais si les matelots se font dammi dederint, hoc ad | quelque tort entre eux, cela exercitoremnonpertinet. | ne regarde pas le capitaine
du navire.
$ 3. — Contre qui peut-on intenter cette action prétorienne au double contre l’hôtelier ?