‹ La Responsabilite Étude de SociologieChapitre 30 sur 107 · Farg. VIII, 104-106, 11, p · texte numérisé non relu

Farg. VIII, 104-106, 11, p

2. Maison : Farg. V, 39-44, 11, p. 78-79, cf. &. II, p. 9, note 20, p. 11% p. 151, pp. 186, 188. — VÊTEMENTS-LITERIE : Farg. VII, 10-15, II, pp. 99-100, —

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accouche d’un enfant mort doit être isolée dans une enceinte, à l'intérieur de la maison, mais à distance des choses sacrées; elle boira un mélange de cendre et de gôméz « qu’elle fera descendre dans le Dakhma qui est à l’intérieur de son ventre » et se soumettra à des interdictions alimentaires ét à de longues et minutieuses purifications. C'est, sous une forme atténuée, là sanction prescrite contre celui qui a porté seul un cadavre‘. — 3° La terre est souillée par la Nasu. Le péché « d’inhumation des morts » attire des sanctions sur l’auteur, nous l’avons vu, mais aussi sur la terre, qui-est impure pour cinquante ans. Quand le contact est superficiel et que le cadavre reste exposé au soleil, la souillure est moindre, la terre est. interdite à la culture pour un an seulement. Peu importe qu'un homme soit mort sur une pièce de terre ou bien que le corps d’un mort ait été apporté sur la terre : la souillure est la même et, dans le second cas, il n’y a pas de sançtion prescrite contre celui qui a commis l’acte d'apporter le corps. Mais si l’on cultive avant l'expiration du délai la « pièce de terre sur laquelle sont morts hommes ou chiens », on se rend coupable « envers les eaux, envers la terre, envers les plantes, du péché d’inhumation des morts », puni d’ailleurs dans ce cas d'une sanction atténuée (200 + 200 coups). Avant de cultiver à nouveau, il faut soigneusement débarrasser la terre des débris de Vasu, sous menace de la même sanction?. — 4° L'eau est rendue impure et imbuvable par le cadavre qui s’y trouve; l'aire d'extension de l’impureté varie selon qu'il s'agit d’une eau stagnante, d’un puits jaillissant, d’une couche de neige, d’une eau courante. Les fidéles sont tenus

cum : larg. VIII, 14-22, II, pp. 122-124.— parents : Farg. XII, pp. 186 sqq., «cf. p. 151. — conracr : Farg. V, 27-38, II, pp. 15-18. 1. Farg. V, 45-56, Il, pp. 19-82 et Farg. VII, 60-69, pp. 111-112; cf. IT, p. 80, note 82.

2. Farg. VII, 45-48, II, p. 108 ; cf. Il, p. 36, notes 14-15; Farg. VI, 1-9, IX, - pp. 85-87.

FAUCONNET, À 10

de purifier l’eau, en retirant le cadavre qu “ls nn aile sur la terre sèche; une partie de l’eau est rejetée !.— 5° La vaisselle qui à touché la Nasu est impure; les vases de terre, bois, argile, pour toujours et à jamais, ceux de métal et de pierre jusqu'à des purifications par le g6méz, la terre et l’eau, d'autant plus souvent répétées que la matière du vase est moins précieuse. — 6° Un Æaoma non encore préparé pour le sacrifice sur lequel aura été porté de la Nasu de chien ou d'homme est impur sur une longueur de quatre doigts; le reste est interdit pendant un an“.

Ainsi le contact avec la Nasu entraine pour conséquences : l'impureté, plus ou moins profonde et durable; des interdits, résultant immédiatement de cette impureté et variables comme elle en rigueur et en durée; des rites de purification au sens étroit du mot; des rites expiatoires dont les uns, comme le Patet, n’ont pas, dont les autres, comme les flagellations, ont le caractère de pénitences; des peines proprement dites, mort et supplices ; et enfin des sanctions d'outretombe, toriures provisoires ou damnation. La responsabilité qui appelle sur le patient la damnation, la peine capitale, quelques interdits particulièrement rigoureux, est engendrée par l’action volontaire seule. La responsabilité qui appelle les sanctions d’outre-tombe provisoires, les expiations consistant en flagellations rituelles et dont libère le Patet, est engendrée par l’action, tant involontaire que volontaire. Enfin l’impureté, d’où résultent la plupart des interdits et dont libèrent les rites de purification et le Patet, est engendrée par le contact, passif aussi bien qu'actif. L'action et-surtout l’action volontaire a donc une puissance génératrice de responsabilité qui manque à l'intervention passive, au contact subi. L'élément psychologique ou actif de l'infraction est pris en

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