‹ La Responsabilite Étude de SociologieChapitre 32 sur 107 · V, 135, 85, 57 sqq · texte numérisé non relu

V, 135, 85, 57 sqq

touché (par une personne ou une chose) impure, reprend sa pureté en accomplissant une ablution, sans déposer pour cela l'objet’. » « Celui qui a vomi ou qui a la diarrhée doit se baigner et manger ensuite du beurre clarifié... ? ». Manou se préoccupe même d'empêcher les scrupules “excessifs que peut faire naître la crainte de ces contacts passifs inévitables. La femme est souillée par l’avortement et par les menstrues, l’homme par les pertes séminales *. Les sapindas d'un mort, c’est-à-dire ses ascendants et descendants jusqu'au sixième degré, sont impurs pendant dix jours, même s’ils sont éloignés du lieu du décès ; l’impureté des parents du mort est tout à fait identique à celle des personnes qui ont touché un cadavre’. La naissance d’un enfant impose une purification aux parents.

Peine pour les crimes volontaires, pénitences pour les fautes tant volontaires qu'inintentionnelles, purification pour les souillures passivement subies : il semble qu'aux trois espèces de sanctions ou de rites correspondent des formes de responsabilités et d’impuretés nettement distinctes. Mais la différenciation est irès imparfaite. La peine remplit la fonction de la pénitence, elle libère de la souillure et assure le salut *; inversement la pénitence remplit la fonction de la peine et peut lui être substituée au moins partiellement : pour les quatre crimes intentionnels les plus graves, la mort apparaît, non comme une peine infligée de force par le roi, mais comme une pénitence spontanément acceptée du coupable ;

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