‹ La Responsabilite Étude de SociologieChapitre 39 sur 107 · Cf. Farg. IX, 13, p · texte numérisé non relu

Cf. Farg. IX, 13, p

4. Farg. VIII, 73-80, p. 136-138; cf. n. 14 sur le rituel moderne des Parsis. 5, Farg. V,15-20, p. 71-73, note 35,

FAUGONNET. j 41

abat l'arbre et l'allame dans le feu. « Quelle sera sa peine? Ahura Mazda répondit : jamais Nasu apportée par le chien, apportée par les oiseaux, apportée par le loup, apportée par le vent ne met l’homme en état de péché », sinon « bien vite, tout ce monde des cotps que j'ai créé ne serait plus qu'un seul criminel... à cause du nombre infini d'êtres qui meurent sur la face de cette terre ‘». « L'homme sera-t-il pur, qui aura touché un cadavre desséché, mort depuis plus d’un an? Il sera pur. Le sec ne se mêle pas au sec. Si le sec se mêlait au sec, bien vile, tout ce monde matériel de moi ne serait plus qu’un seul criminel...? »! La casuistique corrobore le principe par les limitations qu’elle est contrainte d’y apporter.

Dans le Véda*, comme dans l’Avesta, « la faute ne s'attache point au seul coupable; elle peut, par les voies les plus diverses, passer à d’autres individus. La voie la plus courte, à cet effet, c’est Le rapport de filiation : la faute passe du père au fils. La formule du poète qui demande l’absolution « de tout péché de tromperie que nous avons hérité de nos pères ou que nous avons Commis nous-mêmes de nos propres personnes », donne à entendre que telles sont, dans la croyance générale, les deux tares de péché les plus communes: acte personnel, hérédité paternelle. Mais il y a d’autres manières d'en être affecté : l’oiseau noir qui porte sur soi la substance omineuse issue de la déesse Nirrti (Perdition), peut la laisser tomber sur un homme avec sa fiente; si la victime du sacrifice sanglant vient à mugir ou à ruer, il en résulte un péché pour le sacrifiant; les lamentations des pleureuses | souillent de péché la maisonnée; Trita, sur qui les dieux « se

Page 1