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irrésistible à sa propre conservation. La faute, comme Caractère de perversité morale chez l’agresseur, c’est-à-dire le délinquant, est un élément... qui lui est tout à fait étranger. Le premier fait où nous voyons poindre l’idée de culpabilité morale comme condition de la pénalité, se trouve dans le double caractère, militaire et sacerdotal, du chef de tribu et plus tard des ministres délégués par lui. Les prêtres. ‘finirent par s’atiribuer complètement la répression. Et alors la réaction défensive ou répressive... prit, quand elle fut exercée par la caste sacerdotale, le caractère de vengeance divine; elle cessa d'être une fonction purement défensive pour devenir une mission religieuse et morale, avec l'accompagnement naiurel à toute religion d’un formalisme rigoureux et surtout d’un esprit mystique de pénitence et de purification ‘ ». Ainsi, parce que la sanction est essentiellement une réaction défensive et préventive, « elle est toujours indépendante de la volonté et de la culpabilité morale de l'individu qui agit ». La faute subjective n’est recherchée que sous l'influence déviatrice de la croyance religieuse au caractère expiatoire de la peine. Sous des formes variées, la même doctrine se retrouve chez beaucoup d’auteurs.
Qu'on puisse ainsi rapporter à l'influence de la religion des aberrations en sens coniraires, cela seul doit éveiller déjà notre suspicion. Les deux théories se font mutuellement: échec : chacune renferme une part de vérité; ni l'une ni l'autre n’est pleinement acceptable. Ferri sent vivement que la justice pénale, telle qu’on l’observe dans l’histoire et telle qu’elle subsiste encore aujourd’hui, ne se laisse pas réduire à la réaction biologique qu'il lui assigne comme origine. Il est bien vrai que, quand nous analysons une culpabilité, notre pensée est pleine de représentations religieuses : la terminologie de nos spéculations morales sur la responsabilité et la sanction suffit à attester leur parenté avec celles de la théologie