Affaire Wipperman, Moore, Arb., p
2, Voir sur ce point Hall, /nlernalianal law, p. 217, 229,
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par les agents diplomatiques ou consulaires !, soit par les intéressés eux-mêmes. Il en fut ainsi dans l'affaire du colonel Synge et de Mr. H. Suter, citoyens anglais qui avaient été enlevés par des brigands en Turquie (1880). le gouvernement ottoman soutenait qu'il s'agissait d’un cas fortuit et qu'on ne pouvait lui reprocher aucune négligence; le gouvernement anglais lui répondit en invoquant avec raison « les plaintes constantes qui depuis longtemps avaient été faites à la Porte de l’insécurité de la localité? ». Dans l'affaire Revesnoÿ, le surarbitre Ralston, après avoir déclaré que la preuve du manque de diligence était à la charge des réclamants, ajoute « que ceux-ci, pour autant que les circonstances de l'affaire le montrent, n’ont jamais fait appel à la protection du gouvernement, comme c'était leur droit de le faire s’ils désiraient l'obtenir ». 1] affirmait qu'un tel appel, s’il avait été fait, aurait pu avoir des conséquences importantes pour Ïa question de responsabilité.
À l'inverse, l'avis donné par le gouvernement aux étrangers de l'existence de circonstances rendant dangereuse la visite de certaines parties de son territoire paraît avoir pour conséquence de libérer l'Etat de toute responsabilité au cas où les événements contre lesquels ils avaient été mis en garde viendraient à se réaliser. On peut citer à ce propos l'affaire de Miss Stone, une Américaine qui fut faite prisonnière par des brigands alors qu’elle se livrait à des recherches géographiques en Albanie et en Epire (1901); on ne lui avait
1. Affaire de la Nouvelle-Orléans (1891), Moore, Digest, VI, p. 837 et suivantes; Clunet, 1891, p. 1147-1161. ;