‹ La Restauration convaincue d'hypocrisie, de mensonge et d'usurpation de complicité avec les souverains de la SainteAlliance ou preuves de l'existence du fils de Louis XVIChapitre 14 sur 54 · EMPOISONNEMENT DE DESAULT · texte numérisé non relu

EMPOISONNEMENT DE DESAULT

« Lorsque le docteur Desault fit sa visite au malade qui était au Temple, on lui présenta un enfant «qu'il ne reconnut pas pour être le Dauphin, » qu'il avait vu quelquefois avant l'arrestation de la famille royale.

« Le jour où M Desault déposa son rapport, après avoir fait quelques recherches pour tâcher de découvrir ce que pouvait être devenu le fils de Louis XVI, puisqu'on lui avait présenté un autre enfant à sa place, un dîner lui fut offert par les conventionnels. Au sortir de ce repas, en rentrant chrz lui, le docteur Desault fut pris de violents vomissements , à la suite desquels il cessa de vivre, ce qui laissa croire « qu'il avait été empoisonné. »

« Paris, le 5 mai 1845 Signé : A. Thouvenin. »

Pièce 24. — M. L... S..., ancien fournisseur de Desault, dit :

« Je, soussigné, J. -A. -L. S..., ancien coutelier des hôpitaux et hospices civils de Paris, y demeurant, rue de Sèvres, hospice des Petits-Ménages, certifie que vers la fin de mai 1795, mon père, qui fournissait des instruments de chirurgie au docteur Desault, nous dit, étant en famille rassemblée, qu'il perdait sa meilleure pratique; que quelques jours après avoir réglé ses comptes av c ce docteur, la Convention l'avait em-

J raisonné parce qu'il n'avait pas voulu reconnaître dans Tenant qu'on lui présentait au Temple le fils de l'infortuné Louis XVI.

« Paris, le 28 août 1848.

« J'approuve récriture et le contenu ci-dessus.

« Signé : L. S. »

Pièce 25. — L'honorable M. R..., ancien employé de la Grande-Aumônerie, déclare :

«Aux nombreuses preuves de l'existence du fils de l'infortuné Louis XVI, vient encore se joindre une circonstance qui semblerait confirmer, si cela était possible, cette vérité aujourd'hui devenue irrécusable pour un grand nombre de personnes. Feu M. Capelle, connaissance intime dema famille, a répété bien souvent en ma présence une conversation qui eut lieu entre lui et un monsieur Lesueur, son voisin, établi coutelier rue desCanettes, lequel avait parmi ses clients une grande partie des membres de la Faculié de médecine. Au nombre de ces messieurs se trouvait M. Desault, chargé par la Commune de Paris de douner ses soins au Dauphin pendant sa maladie au T« mple. Un jour M. Desault arriva tout ému chtz M. Lesueur et lui dit : a Mon cher ami, dites-moi, je vous prie, au plus vite, combien je vous dois, car je veux

xnettre ordre à mes affaires; * jesuis uiihomm^ perdu, j'ai trop parlé. »

+ Le pauwre coutelier, étonné, effrayé m&ms du désordre dans lequel était M. Desault, lui demanda des explications; alors il lui racoo4a oii'ayatU été au Teiapie, pour voir comment allait le jeune prince, il n'avait irouve, dans l'enfant présenté, qu'une espèce de cadavre et s'était écrié : <t Mais ce n'est pas l'en faut royal ! » Paroles impriidente*» mais qui lui échappèrent et dont il fut la victime, car peu de temps après I on criait sur la voie publique la mort du jeune Louis XVII et celle du docteur Desault ; ce dernier avait accepté un dîner donné par la Commune de Paris, le lendemain de sa dernière visite au Temple, et l'on ne douta pas qu'il n'eut été « empoisonné. »

« Paris, le 22 j«i» 18*0.

« Signé :R...,ruedeS...»

Pièce 26. — M..., prêtre, recueille ainsi le témoignage de madame F..., néeT... *.

« Me trouvant chez M. Boucher Leimaistre avec M. F..., docteur médecin de la Faculté de Paris, j'y ai rencontré madame E..., né* Louise T..., qui nous a déclaré habiter rue Neuve Saint-Méry, u° avoir ete chai M. Doulcet, caissier des hospices, de 180S à 1814, avoir beaucoup connu madame veuve Desault et sa famille, leur avoir souvent entendu aire que • <t M. le docteur Desault n'avait <t pas reconnu dansl enfant qu'on lui avait présenté au Teuple le Diuphin, fils de IjOuisXVL, » q,u'U connaissait beaucoup, « qa'vl l'avait déclaré dansson rapport,» etqu'il « était mort empoisonné à lasuite d'un repas. »

«Nous avons reconnu la véracité de madame F..., qui a •igné la présente déclaration avec nous, le 21 février f 849.

«Signé : Boucher Lemjustre; F. F..., H. F..., docteur médecin ; M. . . , prêtre . »

Pièce 27-— « Je, soussigné, P... Louis, propriétaire demeurant rue de Bettc-V ne, commune de Passy, barrière de l'Etoile,

« Déclare que madame P..., ma nièce, m'a racontéj et a souvent raconté devant moi le fait suivant dont elle avait été témoin :

« Se trouvant chez madame Rousse, fburreuse, rue desDechanreurs, au coin de celle de la Limaude, le docteur Desault lié d'amitié avec cette dame, y arriva. Son air inquiet et chagrin lni permit à peine de saluer, et il s'écria aussitôt : « Je suis un- homme perdu ; i'enfant auquel la Convention m'a ordonné d'aller donner des soins dans la pn-

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