L *— KAIW CT PIÈCES OFFICIELS
Aptès le départ de Simon, il avait été décidé* qu'il ne serait pas remplacé, et que la surveillance 4e l'enfant serait exercée par des membre» du conseil général de la Commune. Quant à l'enfant, oa le relégua au fond d'une pièce obscure; uVdut même recevoir ses aliments au moyen d'une espèce de tour, sans être vu et sans voir. Eck%rd, p. 2*8 , 219 et 230 , Pré* vault, id. Tant de précaution* décèlent ta, substitution^
Le 28 juillet 1794., a« commissahres spéciaux tirés du sein de la Commune succéda Laurent, auquel on adjoignit en non vembre lesieurGomin. Plusieurs membres du Comité de sûreté générale visitèrent l'enfant le 31 juillet lis le troirvèrent« immobile, le dos voûté, les bras, les jambes et les eusses «mgulièrement allongés aex dépens du buste; la t<he et le cou rongés par des plates purulentes , des tumeurs fermée* aux poignets et aux genoux , couvert de vermine... » Eckard f p. 232, 233 et 224. Pouvaient-Us être dupes d'un état constitutionnel si différent de celui dm Dauphin ?
A l'occasion d'wn article du Spectateur, le public et par suite la Convention parurent se préoccupée des prisonniers du Temple, et Carabacérès, au nom des Comités réunis, ht, le 22 janvier 1795 , un rapport dans lequel il conseillait de retenir le fite de Louis XVI à la Tour. Il le terminait en disant : « Lors même qu'il aura cessé d'exister , oa le re^ trouvera partout; et cette enimère servira longtemps à nourrir de coupables espérances. » Eckard, p. 249 et 250. Phrase étrange! qui, dans la bouche de ce rusé diplomate, annonce* d'avance quel parti on comptait tire* de la mort prochaine: de l'enfant substitué, et prévàem les bruits d'évasion et d axis*
Du reste, on prenait toutes les mesures possibles pour le soustraire à la v*ue de ciux ^connaissaient le Dauphin. De là la défense de ta laisser se promener au jardin ou. sur la plate- f >rme de la tour, et de communiquer avec la princesse Marie-Thérèse. Eckard, p. 251. Delà le refus éprouvé par M. Hues, qui demandait à le soigner. Eckard, p. 280.
Cependant, l'en fant substitué, scrofuleux et languissant, dépérissait à vue d'oal. D*p«i« son introduction au Temple, son état maladif s'était aggraué:? non pas qu il manquât du nécessaire ou qu'H lut mabtraité ; les, nauYai» ttaiteme^avaient
disparu avec Simon, et, s'il existait des haines politiques à assouvir contre le fils de Louis XVI, il n'en existait pas contre le fils du baron de Tardif; mais parce que la nature de son mal réclamait impérieusement pour remède le mouvement et le grand air, et qu'il était privé d'exercice et renfermé.
Dans le courant de février 1795 , la Municipalité crut devoir en prévenir le Comité de sûreté générale , qui envoya des commissaires. Sur leur rapport, on députa MM. Harmand, Mathieu et Reverchon, qui constatèrent, outre les progrès du val, « qu'ils n avaient pu tirer une seule parole de l'enfant.» Eckard, p. 261, 262 et suiv; Prévault, p. 142.
On ne voit nas que le Gouvernement se soit alarmé ni de ce rapport , ni de ceux qu'avaient fréquemment adressés les gardiens, puisque Desault ne fut commis à la visite de l'entant que le 6 mai. Nous savons quel sort l'attendait.
A sa mort, le docteur Pelleta n fut désigné le 5 juin , et le docteur Dumangin le 7, pour lui succéder. Les délégations qu'ils reçurent portaient, comme la précédente, a qu'ils eussent à visiter l'enfant Capet, détenu au Temple..., seulement en présence des gardiens. »
Ils virent effectivement le malade et se contentèrent de
vescrire la continuation du traitement ordonné par Desault. oelui -ci avait vainement essayé de faire parler l'enfant ; les nouveaux médecins cherchèrent aussi à le questionner; avertis par le gardien et les municipaux « qu il ne disait mot, » ils s'abstinrent de l'interroger plus longtemps.
Le 8 juin 1795, 20 prairial an m , renfant mourut.