POURSUITES DE L AUTORITÉ
PiÉcE 34.— « Do Puy, le 22 messidor an m, — 10 juillet 4705.
a J.-P. Chazat, représentant du peuple, délégué par la Convention nationale dans les départements du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire, du Cantal , de TAveyron et de la Lozère, au procureur syndic du district de Tbiers.
« J'ai entendu Ojardias, il a justifié de sa conduite ; le fait oui lui était imputé est faux, je tous autorise à lever les ordres qui retiennent l'enfant dans la maison de Barge-Béal , ainsi que ceux qu'on aurait pu donner contre la liberté d'Ojardias.
a Salut et fraternité , signé : J.-P. Cbazal , «Certifié conforme :
« Le procureur syndic du district ,
* Signé : Brugière- Baratte. »
On n'a jamais révoqué en doute l'arrestation de M. Morin ; les organes les plus dévoués du légitimisme en sont euxmêmes convenus.
La Quotidienne du 6 novembre 1823 contient la note suivante :
« S. A. R. Monsieur a bien voulu accueillir une réclamation qui lui a été faite par M. Morin de Guérivière, inventeur d'un nouveau mode d'ornements , dont la fabrique est rue Chapon, n° 2. Le sieur Morin a eu l'honneur de mettre sous les yeux de S. A. R. une pièce oui atteste qu'à l'époque où courut le bruit de l'enlèvement de Louis XVII du Temple , il fut arrèié comme soupçonné d'être l'auguste enfant, etc., etc.»
Ajoutons un témoignage du brave général Lapoype , mort il y a peu de temps.
Pièce 35. — « J'étais à Paris pendant la Terreur, et j'ai été au courant des bruits qui ont circulé touchant l'enlèvement du fils de Louis XVI. J'ai beaucoup connu la famille Morin de Guérivière, et j'étais surtout très lié avec le fils aloé, père de celui qui fut dirigé vers Thiers , pour donner le change à la Convention, pendant que le duc de Normandie était conduit en Hollande, auprès du prince de Condé. »
Ce décret de poursuites du 14 juin 1795, ces recommandations secrètes ou publiques aux Municipalités de rechercher le Dauphin, tant d'arrestations d'enfants opérées dans le but avoué et non dénié de saisir le prisonnier du Temple échappé, et ces mesures prises ou renouvelées précisément après la mort du captif, après le 8 juin, après la rédaction d'un acte officiel de décès inscrit le 12 au nom de Louis-Charles Capet, tout prouve que l'enfant mort au Temple à cette date, et désigné comme fils de Louis XVI n'était pas le fils de Louis XVI
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cociséipunt que l'acte d« décès est faut; par coiséauent
qu il y a eu substitution, qu'il y a eu enlèvement.
Ces cinq chapitres forment un ensemble que nous livrons sans crain e à la bonne et à la mauvaise foi défiant Tune et 1 autre de le désunir a d ébranler notre: conclusion-tvne à
Tern'lé 6 n ° US reVen ° DS : le fils de Louis XV1 a élé sauvé du