PREMIER ASILE
« graphes s'accordent à dire que Joséphine B auharnai, fut « enfermée à Sainte- Pélagie en même temps que le général « Tétait à la Conciergerie. » Ce n*e>t pas l'avis de la Biographie universelle de Michaud. Voyz au tome 08, page 226, coL 2.
« En note, M. M turice réfute le baron Caston, et expose ainsi ce qu'il y avait de plus raisonnable dans f opinion fau-se que je combats: i Nous croyons qu'il y a erreur dans ce ré- « cit; l'emprisonnement de Joséphine n'a pas duré 18 mois, « et c'est probablement à Siinte-P.'.lagie qu'il a eu lieu, du « moins pour une partie de sa durée. 11 taut un fond au bruit « généralement répandu à cet égard; il n'y a pas un prison- « nier un peu marquant auquel on n'ait dit qu'il y occupait a sa chambre, le numéro 6 du corridor rouge. Cependant « son écrou ne se trouve pas.
a Dans son texte, M. B. Maurice exposait la seule opinion véritablement raisonnable, et qui depuis est devenue pour lui une conviction arrêtée : « Nous avons vainement cherché « son écrou, dit-il ; peut-être y a- 1 - il eu confusion, et lui « a-t-on attribué, — à Joséphine, — celui de sa tante, la com- « tesse Marie-Françoise de Beauharnais, plus connue sous le « nom de Stéphanie, ou de Fanny de Beauharnais, inscrite « effectivement à la date du 4 novembre 1794, sans cause « connue, et qui mourut à Paris en 1813. »
« Mais depuis la publication de M. Barthélémy Maurice, Pécrou et même l'ordre d'arrestation de Joséphine se sont trouvés, et ils m'ont été communiqués avec une complaisance toute f raii ç lise, par un honorable archiviste qui n'a pas hésité à me dire: « L'opinion de l'incaicération de José- « phine à Sainte- Pélagie est une erreur. » Je copie l'ordre d'arrestation, à cause des négligences dont il est plein, qui ne sont pas répétées dans l'écrou, et qui auront pu induire en erreur un lecteur superficiel. Je souligne ce qui est écrit à la main. Le protocole est imprimé, et Tétait à l'avance, dès 1793.
« Section de* Tuilerie».