‹ La Restauration convaincue d'hypocrisie, de mensonge et d'usurpation de complicité avec les souverains de la SainteAlliance ou preuves de l'existence du fils de Louis XVIChapitre 52 sur 54 · HSTRICCBS CONTRE LUI. 2CI · texte numérisé non relu

HSTRICCBS CONTRE LUI. 2CI

i°î SÏÏSÏÏt""' qui cbercbe k * faire m P our

« Voici, en substance, ceux qui existent dans les archiïM de mon ministère: ils ont été communiqués officie* emen?

élr r an e K !res: erneme,,t PrUS8ien 1 ,e minislre ^

M^^tiiS^ST issu d ' une famille de ,uifc

m£?*£1 f Ber ' ia e V 8,0 e ' y demeura de « »»s i il logeait alors dans la maison d'un tonnelier, et gagnait son nain en colportant des horloges en bois. 8 p eD

« Il annonçait être marié; cette déclaration fut reconnue

ZïïuË!?' ! ' W pass fl pour 8a femme ■» nommée Chris! line Hasfert, veuve d un soldat. viur».

« En 1812, il partit pour Spandaw. Il déclara devant I» magistrat de cette tille, le 25 novembre, qu*l désirait s\

a . W i- r n C 4?,« e h ,° rl0ger ' et obtenir les droiUde bourgeois e y « En 1818 , il se maria arec la fille d'un nommé Ëiners <

fabncan de pipes à Havelberg. SuiTant les reaistrc, 1' » aurait déclaré êtreVotestant de fssion

d Aug^bourg et avoir qua.a Ue-trois ans ; d'après cette dé

« fcn 1822, Naundorff Tendit son atelier, et alla s'établir à Brandebourg. 11 continua son métier et fit de mauvaises Lf-

cJ En J. 8u > S 'ut traduit devant les tribunaux sous l'accusation d incendie. Il fut acquitté faute de preuves

« En septembre 1824, il Tut accusé du crime de fausse monnaie. A cette époque, pour donner le chan^ sur ses an

Pari si %! !?"*""• Uu " m ™> d ' a P rès >S se a fné à ;r 8 m r ,S0D 1 . d , e détention, et il a subi sa peine, de 1825 à

etu^àS" se rér ° 8ia d ' ab - d à s

« D-puis son arrivée en France, il avait réussi h f,.ir* h» b

Kofr SSÎ^ T ^ n ' a * ^«ïiS crut devoir mettre un terme à ses escroqueries et à ses ma

•œuvres, quoique plus ridicules encore que dangereuse* en

usant des pouvoirs que la loi lui accorde de afre sor i'r dê

^anw tout étranger qui trouble l'ordre dft

« Depuis lors, Naûndorff habite l'Angleterre, et y continue son rôle : pour accroître le nombre de ses partisans , il a imaginé des communications avec les esprits célestes, à la suite desquelles il a mis le comble à ses intrigues en se déclarant le chef d'une secte nouvelle.

« Agréez, etc....

* Signé : B. Dejkan. *

Cette lettre fut rendue publique, d'abord, le 15 août 1839, datis une brochure de M. Morin de Guerivière, intitulée : Cinq apnées d intrigues dévoilées , et, le 23 juin 1840, dans le

Cupitok.

A l'occasion de quelques articles piquants contre les qualités princières de Naûndorff, un de ses zélés champions , M. Gruau, poursuivit eu diffamation le gérant du Capitale, qui fut renvoyé des fins delà plainte par jugement du 15 janvier 1841. Etait-il possible de diffamer Naûndorff!

Un mois après ce procès, sept des plus honorables partisans de Naûndorff publièrent une déclaration, dans laquelle, répudiant leur ancienne foi, ils confessaient avoir été dupes des fourberies du personnage, et le déclaraient, de la manière la plus solennelle, un misérable intrigant et imposteur.

Le 10 anût 1845, il mourait à Delft, en Hollande.

En mai 1851, sa royale lignée essayait de ressusciter l'instance de 1836 ; le tribunal civil de la Seine la repoussait par jugement en date du 0 juin.

Ainsi, d'un juif polonais, né en 1775, colporteur d'horloges, vivant maritalement avec la veuve d'un soldat, époux d'une fabricante de pipes, faussaire, incendiaire, faux monnayeur, chevalier d'industrie, luthérien, sectaire, ignorant absolument la langue française... la police, uniquement pour entraver le fils de Louis XVI, avait fait... un Dauphin!

L'amnistie de 1840 ayant permis à M. de Richemont de rassembler un grand nombre de pièces relatives à son existence, on lui prouva que la police du château surveillait toujours ses démarches, en feignant de le confondre avec un forçat libéré du nom de Perrin, et en l'arrêtant sous prétexte de rupture de ban, en 1842.

Après la réception du fils de Louis XVI par le Saint-Père, de nouvelles intrigues surgirent : intrigues diplomatiques, intrigues de parti, rien n'y manqua.

Signalons d'abord les premières :

A peine M. de Richemont quittait Gaëte, que l'ambassadeur de France , M. le duc d'Harcourt , allait dire officieusement au ministre Antonelli : « Loin d être le fils de Louis XVI, ce M. de Richemont est originaire de la Martinique; je le connais, je connais ses parents; c'est un intrigant, un imposteur ; ma famille a été sa dupe ; il lui doit encore de

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