CORTE
cilement, le chirurgien a sur les enveloppes et le contenu de la hernie un accès facile.
La suture transversale de l’anneau permet de rapprocher facilement dans presque tous les cas les deux demicirconférences de l’orifice ombilical. Le procédé transversal permet, une fois l’opérée dans son lit, de la mettre « assise, complètement assise, ou couchée sur le côté », sans crainte de voir sauter les sutures, ce qui n’est guère possible avec la suture verticale.
Le sujet retire un grand profit de l'intervention. Etre délivré d’un poids de plusieurs livres, quelquefois de plusieurs kilogrammes, pendant au devant des cuisses, paralysant les mouvements, diminuant de toutes façons les malades, en même temps que d’une infirmité aussi grave que la hernie ombilicale, c’est là assurément un changement des plus heureux. Après l’opération, l’abdomen a repris un volume, un contour, une apparence à peu près normaux. La paroi, plus consistante, rétrécie, sangle les viscères comme dans un corset naturel.
Le sujet peut mener une vie normale, rentrer dans la société, travailler, gagner sa vie.
En ce qui concerne l’esthétique, l’amélioration est des plus importantes. Ce point de vue est loin d’être négligeable et même à lui seul suffirait à légitimer l’intervention.
Tels sont les résultats immédiats. Ils sont excellents et nos malades sont enchantées du sort qu’on leur a fait. Ces interventions sont trop récentes pour qu’on puisse engager l’avenir. Nos plus anciennes observations ne remontent pas à deux ans. Cependant, cette durée de la guérison peut nous laisser les plus légitimes espérances.
Quoi qu’il en soit, l’absence totale d’accidents opératoires mortels, la répétition des guérisons, l’absence habituelle de
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complications et leur bénignité relative quand elles se produisent, les commodités que procure cette façon de faire, militent en faveur de la lipectomie étendue. On ouvre par là à cette catégorie de malades un avenir plein d'espoir et c’est, déjà leur rendre un immense service,