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rare qu'elles n'avouent en avoir été incommodées à un moment où à un autre de leur maladie. » C’est ainsi que dans la statistique de ville du Professeur Hartmann, sur les 309 observations, il y en a 48 avec des troubles urinaires divers (4 compris les 8 avec rétention), soit un pourcentage total de 15,53 %, chiffre beaucoup plus élevé que celui de l'hôpital, probablement parce que les malades ont été interrogées de façon plus complète à ce point de vue. - |
Fréquence de la rétention d'urine dans les fibromes du col et dans les fibromes intra-ligamentaires. — Pour établir cette fréquence nous ne nous servirons encore que des éléments recueillis dans les 1.000 observations du
Professeur Hartmann.
1) Fibrome du col. — Parmi ces observations de rétention d'urine nous n'en avons trouvé que 4, causées par des fibromes du col. Mais il faut bien savoir que les fibromes du col sont beaucoup moins fréquents que ceux du corps et sur 1.000 observations, nous n'en avons trouvé que 20, soit 2 % de la totalité des fibromes. Ce chiffre est d’ailleurs inférieur à celui de 8,5 % indiqué par Legall-Lassalle”*, dans sa thèse sur les fibromes du col. La rétention d'urine dans les fibromes du col serait donc d’une fréquence relative très grande, soit »0 %. Ce chiffre beaucoup plus élevé que pour l’ensemble des
fibromes est voisin de celui que l’on obtient d’après la
Cie
thèse de Legall-Lassalle”*, 3 cas de rétention aiguë ou
chronique incomplète sur So observations, soit 28,70 28
>) Fibromes intraligamentaires. — 11 en est de même pour les fibromes intraligamentaires où la fréquence des troubles urinaires est grande (Bouvier®). Sur nos 1.000 observations, il existe 60 fibromes intraligamentaires, soit 16 % de la totalité de fibromes. (Pour Bouvier, 10 % environ.) Parmi ces 60 fibromes intraligamentaires, 13 ont provoqué des troubles urinaires divers (pollakiurie, etc.) el 5, ont déterminé de la rétention d'urine. Le pourcentage de la rétention est donc 8,33 %. Sur les 4 observations de fibromes intraligamentaires de la thèse de Bouvier’, 4 ont déterminé de’ la rétention d'urine, soit 11,36 %. Tous ces chiffres sont plus élevés que ceux indiqués précédemment pour l’ensemble des fibromes.
SYMPTOMATOLOGIE
La symplomatologie vésicale est tout à fait indépendante de la symptomatologie utérine qui peut être plus on moins réduite où même complètement absente, puisque sur les 27 malades d'hôpital de la série d'observations du Professeur Hartmann, quinze sont venues uniquement pour des symplômes urinaires, dont 10 pour des crises de rétention d'urine uniques ou répétées, sans aucun symptôme fonctionnel pouvant faire penser à l'existence d'un fibrome, Cette particularité extrêmement importante est également relevée dans un certain nombre
d'autres observations.
Age. — L'âge des malades de nos observations est
compris entre 28 et 60 ans, 6 ont leur ménopause.
Début de la rélention. — Souvent, la rétention complète d'urine se produit d'emblée, sans être précédée d'aucun symptôme, ayant attiré l'attention du côté de l'appareil urinaire. D'autres fois, au contraire, il s’agit de malades chez lesquelles il existe une période plus ou
br ol —
moins longue de symptômes variés : douleurs à la miction, attente plus ou moins prolongée avant de pouvoir uriner, nécessité de la station debout pour la miction, mictions nécessitant des efforts, mictions impérieuses et
surtout de la pollakiurie, le plus souvent diurne.
Etat de rétention. — Quoi qu'il en soit, lorsque la malade est à la période de rétention complète, et rappelons que dans la série d’ébservations du Professeur Hartmann, neuf malades se sont présentées dans cet état, elle éprouve des douleurs hypogastriques de plus'en plus violentes, qu'elle compare parfois aux douleurs de l’accouchement, les envies d’uriner sont de plus en plus impérieuses et malgré tous ses efforts la malade ne peut arriver à les satisfaire. À l'inspection, au palper, à la percussion et au toucher vaginal, on constate qu'il existe un globe vésical plus où moins volumineux, que le cathétérisme fera disparaître. Le fond de la vessie peut être perçu jusqu'au niveau de l’ombilic comme dans les observations XLIX, LIT, LXITI, EXXXIIT et LXXXV. Dans les trois dernières, la situation du fond vésical fut déterminée à l’aide d’un explorateur métallique ou d’une sonde dont l'extrémité était sentie à travers la paroi abdominale.
Terminaison. — Dans quelques cas, très rares, cette rélention d'urine peut céder spontanément, au bout de quelques heures (obs. XVIII, LX, LXV et LXXV). Il est
vrai, que dans les trois premières observations, après une
ou plusieurs crises de rétention terminées spontanément, il en survint d’autres nécessitant le cathétérisme. Dans cet ordre d'idées, nous pouvons signaler la malade de l'observation II, chez qui la rétention d'urine céda à des lavements et à des injections chaudes, celle de l’observation X, qui arrivait à uriner en s’aidant de la pression des mains sur la vulve et celles des observations LXXXIIT et LXXXV chez qui la vessie pouvait être vidée complètement par une pression abdominale, associée. pour la dernière à un refoulement de la masse que l’on sentait dans le cul-de-sac postérieur. Ce refoulement de la masse par l'intermédiaire du cul-de-sac postérieur du vagin, déterminant un écoulement d'urine, est tout à fait analogue à la manœuvre désignée parfois sous le nom de manœuvre de Laroyenne”? et qui a été étudiée dans la rétention d'urine produite par la rétroversion de l'utérus gravide (Seyre*”, Trillat°*).
Mais, en règle générale, la rétention d’urine aiguë est complète et elle rend le cathétérisme absolument in dispensable. Ce cathétérisme se fait presque toujours sans difficultés. Dans quelques cas cependant l’urêtre était « comprimé » (obs. XCIIT), « déviée et serrée contre la symphyse (obs. XCI), ou bien pour introduire la sonde, il était nécessaire d’abaisser fortement son bec (obs. XVIIT et XLIT). Dans le cas de Legueu‘* (obs. LX VI), le méat urétral était tellement remonté sur la face antérieure du vagin que le cathétérisme fut impossible. Dans
quelques cas enfin, pour vider complètement la vessie.
OR
il fut nécessaire d'introduire la sonde très profondément; : c'est ce qui se produisit en particulier dans l'observation XCIV où un cathétérisme pratiqué sans difficultés à l’aide d’une sonde masculine ne ramena qu'une petite quantité d'urine, alors qu'un cathétérisme pratiqué à l'aide d’une sonde droite en verre, que lon fut obligé d'introduire verticalement, donna issue à trois litres d'urine. I s'agit probablement d'un fait analogue dans l'observation XXII, où, malgré un cathétérisme préopé-: traloire, ayant ramené la valeur d'une miction normale, on trouva cependant à l'intervention une énorme vessie contenant environ trois litres d'urine. Dans l’observalion LIT, après introduction d’une sonde, l'écoulement d'urine s'arrêta après un litre, on constata cependant ultérieurement que la vessie contenait trois litres d'urine. Mais nous n'avons pas trouvé d'observations analogues à celles signalées par Paul Delbet'”, dans lesquelles la vessie parésiée ne se vidait pas après introduction d’un cathéter. La quantité d'urine recueillie est variable, elle peut être considérable et atteindre trois litres (obs. XXII, LIT, LIX, LXXIV et XCIV), six litres (obs. L) et même
huit à dix litres comme dans les ‘observations IV et
XC VII. è Evolution. — Cette première crise de rétention aiguë
étant lerminée les phénomènes se passent de façons diffé. rentes suivant les cas :