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Pas de caractères anatomo-pathologiques suffisamment spécifiques pour diagnostiquer une grossesse extra-utérine, La femme, lors de son faux travail, n'avait d’ailleurs pas expulsé de liquide amniotique comme pendant le travail d’une grossesse utérine normale.
Examen radiologique.
La radiographie rend des services dans les grossesses ectopiques ayant dépassé cinq mois.
Le-cliché obtenu montre plus ou moins nettement la présence du squelette fœtal.
Le fœtus est haut situé, mal accommodé, souvent ratatiné sur lui-même (Pr Brindeau).
Voir à ce sujet les observations de :
Sastrzsbsky (1912), Georges Lee (1925), Violet (1926).
Voici l'exposé des recherches faites sur les radiologies du fœtus qui peuvent se rapporter à notre sujet.
Nous tenons, à cette occasion, à remercier vivement M. le Dr Paul Michelon qui a bien voulu nous faire tenir sa thèse sur l'Etude pratique du radiodiagnostic fœtal (Lyon, Bosc et Riou, 1927).
En 1917, Hess radiographie in vitro des fœtus d’âge déterminé et il indique :
Le squelette fœtal ébauche son ossification à trois semaines. Le premier centre d’ossification claviculaire n'apparaît qu'à la septième semaine, suivi de près par les centres de chaque moitié du maxillaire inférieur.
A la huitième semaine, les centres suivants apparaissent :
Ecaille occipitale ; Maxillaire inférieur ; Omoplate ; Humérus :
Fémur ; Côtes.
A la neuvième semaine, apparaissent :
Le centre des mains; Le centre des pieds ;
HD
Le centre de la tête ; Le centre de la colonne vertébrale ; Le centre du pelvis.
A cette époque, l'ossification du squelette est ébauchée dans toutes ses parties.
Dès la fin du deuxième mois, le diagnostic est théoriquement possible, mais ne se fait pas en réalité.
En somme, à l'examen radiologique d'une grossesse, voici ce qui apparaît, par ordre de fré AR suivant l’âge du fœtus :
1° L'ombre du chapelet vertébral sous la forme d'un collier de perles;
20 Les points d’'ossification de la tète et en particulier de l'occipital ;
39 L’ébauche du gril costal ;
4° Très rarement une image d'os long.
À quatre mois, il y a déjà des renseignements donnés par
la radio; l’adiposité des parois seule pourrait gêner l'examen radiographique, car les autres causes d'examen négatif (comme l’hydramnios et la paroi utérine) n’interviennent point ici. En effet dans la G. E. U. il n’y a pas ou peu de liquide; il nous semble donc que le fœtus y doit être vu plus nettement que dans l’utérus.
D'ailleurs, le fœtus se trouve plus superficiel, presque contre la paroi, et on peut donc placer la plaque contre le fœtus, ce qui diminue la diffusion des rayons et rend l’image plus nette.
Diagnostic de la mort du fœtus par les rayons X.
(O. Bakes Spalding.)
Cet auteur a décrit un signe pathognomonique : à la mort du fœtus, il ÿ a chevauchement des os du crâne (crépitation osseuse), la substance cérébrale s’affaissant et laissant un tel vide que la voûie cranienne n’est plus soutenue (disproportion entre le contenant et le contenu).
Une cause d'erreur serait le chevauchement par compres-
sion des os du crâne, ou par exagération de la contraction utérine.
= te
Il est fort difficile de se rendre compte s’il y a ou non rétraction du contenu céphalique.
En tout cas, les os décalcifiés sont plus perméables aux rayons, et l2 radiographie peut donner des ombres floues parfois presque invisibles.
Diagnostic des gestations ectopiques.
[Œmbert (1898), Ilirschberg (1922), Knaff (1922)].
D'après Edling, on ferait le diagnostic de grossesse ectopique parce que le fœtus ne serait pas centré sur l’axe pelvien, et symétrique par rapport à lui.
Dans le cas de fœtus pétrifié ou lithopédion, les sels calcaires le rendent visible très longtemps.
D'ailleurs, la calcification du fœtus ou ses malformations peuvent être un bon signe pour le diagnostic des grossesses extra-utérines.
On a vu des cas où, à Ja radio, on ne voyait aucun fœtus mais une ombre para-utérine correspondant au sac fœtal ectopique.
Ilnous semble qu'il y aurait intérêt à essayer une méthode de diagnostic de localisation du fœtusmort.
Pour cela, lorsque, cliniquement, on est absolument certain de lamort du fœtus, on peut pratiquer une injection de lipiodol dans la cavité utérine : en cas de rétention du fœtus mort dans la cavité utérine, on trouverait une ombre lipiodolée rendant plus nets les contours du fœtus, et étroitement juxtaposable à lui.
Dans le cas de rétention de fœtus mort dans une grossesse extra-utérine, on aurait une cavité utérine normale ou peu approfondie, en dehors de laquelle on verrait l'image radioscopique du fœtus. :
Mais on ne peut tenter cette épreuve que lorsqu'il y a certitude absolue sur la mort du fœtus.
D'ailleurs, le seul fait, dans une rétention de fœtus mort, de voir une cavité utérine normale, décelable à la radio par l’opacité d’une injection préalable de lipiodol, prouverait l'existence d’une rétention de fœtus mort extra-utérin,
Comme suite à notre examen radiologique de la rétention du fœtus mort, nous avons cru intéressant de rapporter ici un examen radiologique récent pratiqué par M. Claude Béclère chez une femme très grasse, ayant une rétention de fœtus mort probable.
Voici le résumé de l'observation clinique de cette malade :
Mme D. M..., 28 ans, sans profession, III-pare.
Dernières règles du 14 juillet au 16 juillet 1927.
Elle a une hémorragie en septembre, son médecin craint une fausse-couche, mais il ne trouve aucune trace de délivre dans les pertes. Au mois d'octobre, croyant qu'elle avait simplement un retard de règles, elle prend, sur le conseil de son médecin, des cachets. Sur ces entrefaites, elle a une hémorragie abondante ; depuis elle n’a pas fait de fausse-couche, n’a plus eu de pertes, n’a pas revu ses règles.
Quelques temps après, Mme D. M. voit une sage-femme qui lui dit qu’elle est enceinte de trois mois (mais un mois plus tard l'utérus n’aurait pas ‘augmenté de volume). La malade déclare que son ventre n’est pas plus gros qu'avant qu’elle ne soit devenue enceinte, elle n’a jamais senti remuer. Dans les trois premiers mois, elle a eu des vomissements qui se sont arrêtés par la suite, la malade n’a pas de montée laiteuse : elle souffre depuis deux mois environ de douleurs dans les seins et dans le bas ventre.
Son médecin l’envoie à Tarnier le 26 janvier 1928 en indiquant qu'elle présente un utérus dont la grandeur ne correspond point à l’âge de la grossesse : « ilest beaucoup plus petit ».
A l’examen : La malade n’a pas de température : 6 entre 37°2, et 3708. La palpation est rendue particulièrement difficile, par un pannicule adipeux considérable, il semble cependant que l'utérus n’atteint point l'ombilic. Le palper est rendu beaucoup plus facile, grâce à un aide relevant de ses mains mises en sangle de Glénard, la graisse de la paroi,
ÂÀu toucher vaginal, on perçoit très haut un col fermé, facilement mobilisable, de consistance plus ferme que celle d'un utérus gravide. Les culs-de-sac du vagin sont souples et libres. Le toucher, combiné au palper permet de percevoir une masse utérine de la grosseur d’un utérus gravide de trois mois. On transmet facilement le ballotement à la masse utérine, Cet utérus est rigoureusement médian et légèrement anté fléchi.
Le professeur Brindeau diagnostique le 27 janvier 1928, très probablement rétention de fœtus mort.
Nous avons demandé à M. Claude Béclère, interne ‘des hôpitaux, de bien vouloir examiner radiologiquement cette