DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL
Il est assez facile dans les cas récents ; il est très difficile, pour ne pas dire impossible, dans les cas anciens.
Tous les cas ne se présentent pas de façon claire. Souvent üune observation prolongée est nécessaire pour réussir à trouver la cause de la maladie.
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On doit penser à la grossesse ectopique chez une femme ayant eu des signes de grossesse avec une tumeur placée en arrière et sur un des côtés de l’utérus.
Les rétentions fœtales prolongées, dépassant deux mois, ne se rencontrent pas dans la grossesse utérine mais dans la grossesse abdominale.
Cependant, le diagnostic peut être difficile dans certains cas, où nous avons vu des rétentions prolongées de fœtus in utéro.
En tous cas, ne pas entreprendre de traitement immédiat, l’'abstention temporaire s'impose, car il est préférable que les vaisseaux placentaires aient le temps de régresser ce qui permettra, par la suite, d'enlever plus facilement le placenta.
Cette attente sera d'environ six semaines au total ; le fœtus utérin sera souvent expulsé avant.
On peut aussi penser à un utérus double dont un des compartiments contient un fœtus mort retenu.
Donc, la plupart du temps, dans une rétention récente du fœtus mort, le diagnostic sera facilement fait surtout si la grossesse était connue. Si la grossesse était méconnue, il faudra d’abord éliminer toutes les affections abdominales ou pelviennes qui peuvent simuler par leurs signes physiques ou généraux, la rétention d’un fœtus mort.
Lorsque la rétention du fœtus mort est déjà ancienne, le diagnostic devient très difficile.
Si la femme vient consulter au bout de dix (10) ou vingt (20) ans, on trouve une tumeur très dure dans l'abdomen. On pense à un fibrome calcifié,à un cancer, à un fécalome, à une tumeur de l'ovaire ou du ligament large.
Ce n’est qu'à l'ouverture de l'abdomen qu’on s'aperçoit de l'erreur et quil y avait une grossesse extra-utérine,
Lorsque le kyste du fœtus retenu s’infecte, les phénomènes infectieux peuvent se confondre avec ceux de nombreuses infections, surtout si la notion de la grossesse ectopique ne vient pas à l'esprit du médecin. On pense à un phlegmon périnéphrétique, à un phlegmon du ligament large, dela fosse ischio-rectale, à une péritonite localisée, à une salpingite suppurée, à un kyste de l'ovaire infecté, à la nécrose d’un fibrome sous-péritonéal, à une appendicite localisée,
RC 2
L’élimination de débris osseux par la fistule, l'examen radiographique peuvent aider à faire le diagnostic.
Un bon moyeu peut être la ponction exploratrice du Douglas, à la seringue de Roux. Elle fut employée avec succès et sans préjudice, à Mayence, dans 13 % des extra-utérines, (Stamm).
Mais elle ne représente pas une opération sans danger, à cause de l'infection toujours possible.
Lorsqu'on pourra la faire, il faudra se décider à faire suivre l'intervention opératoire immédiatement.
Lorsque la poche abcédée s'ouvre dans un viscère, le diagnostic sera à faire avec les pyuries, les suppurations et fistules rectales, les suppurations et fistules vaginales.
Là encore la constatation de débris de squelette facilitera le diagnostic.
Les péritonites qui peuvent éclater lors de l'infection du kyste fœtal seront à distinguer de toutes les péritonites de causes variables qui peuvent leur ressembler (péritonites localisées et généralisées). IL en sera de même de la septicémie, de la pyohémie, de la cachexie suite d'infection du kyste fœtal.
Enfin, en dernier ressort, on pensera à la possibilité de rétention de un ou deux fœtus morts dans des grossesses gémellaires ectopiques (qui dans ce cas sont plutôt univitellines) exceptionnellement à terme (on connaît même un cas de grossesse ectopique triple). Dans ce cas, rarissime; le diagnostic n’est jamais posé et le pronostic est très grave.