I. Mélanges (3« vol.), 3« Lettre de Bastiat, p. aaj
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ftûts et, ceux-ci reconnus, attachez- vous non plus à les combattre mais à en augmenter les bienheureux eflFets. Quelle était, par exemple, la valeur d'un sac de blé au point de départ de Thumanité. On ne peut Ic^ fixer ; elle était .incommensurable. Aujourd'hui elle se réduit à presque rien — le blé n'a pourtant pas diminué de nécessité — parce que, par l'intervention du capital, le rendement de la terre s'est indéfini-, ment augmenté. Il en a été de même pour les autres produits : <( Le genre humain a inventé des instruments qui forcent la nature à une collaboration gratuite )> (i) ce qui n'eût jamais été obtenu sans l'assurance préalable d'une juste rémunération à l'inventeur des instruments, en un mot, au capital.
Bien que dans l'ordre actuel, la tendance à la gratuité se dessine, le crédit gratuit reste à la vérité irréalisable, le taux de l'intérêt ne descendra pas jusqu'au zéro. En vertu d'une loi déjà citée de Bastiat :
« A mesure que le capital s'accroît, l'intérêt baisse, mais de telle sorte que le revenu total du capitaliste augmente )>,
l'intérêt ne baisse que, parce que le capital social ayant augmenté, est plus offert que demandé. Dire que le taux baisse de 5 à 4, c'est énoncer le phénomène corrélatif et inverse d'un accroissement de capital de loo à aoo, 3oo, etc. L'intérêt diminue, mais par rapport — c'est toujours un relatif — à chaque loo francs. Quantàrâ[6.so/a, auzéro, absence de. valeur et de mouvement, le capital augmentant de jour en jour, se reproduisant par son mouvement même, il est contraire à l'essence des fonctions éco-